Couvertures magazine So Good

Le pari de So good : voir l’impact comme une opportunité plutôt que comme une contrainte

© So good

Depuis 2020, le magazine So good s'est fixé pour mission d'aborder les enjeux sociétaux et environnementaux sous un prisme positif. Prochaine étape ? Une radio et un festival ! Explications avec Loic Yviquel, co-fondateur / Meneur de Jeu de So good.

Rendre l’impact cool ça se passe comment ?

En montrant qu'il existe des solutions et des gens qui essaient de changer le monde de manière positive ! Depuis 2020 nous existons sous la forme d'un magazine trimestriel et récemment l'ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) nous a octroyé une fréquence radio. Nous émettons depuis le 1ᵉʳ novembre 2022. Pour l'instant essentiellement de la musique et petit à petit, nous intégrons du contenu. Écrit ou audio notre objectif reste le même : proposer un journalisme de solutions en donnant de la visibilité à ceux qui s'engagent et s'en inspirer. Dans cette dynamique nous avons également décidé d'ajouter un pilier événementiel / expérientiel en lançant un Festival à Marseille.

Quel est votre business model ?

Notre business model est basé sur des memberships et des entreprises qui nous accompagnent et avec qui on co-design les programmes. Pour créer ce petit groupe média nous avons lancé une collecte de fonds sur Lita. Nous sommes nés via Ulule par le crowdfunding et nous souhaitons rester dans cet état d’esprit pour que n’importe qui puisse devenir actionnaire de So good. La pré-collecte sera close au 19 janvier 2022 et permettra de souscrire jusqu'à mi-février. Parallèlement, on lève aussi auprès d'une dizaine de business angels qui vont nous accompagner dans ce nouvel univers. L’objectif est de nous relancer sur un nouveau cycle de trois ans avec un magazine qui inspire le plus grand nombre, une radio qui trouve son modèle et un festival.

Quel sera le modèle de votre radio ?

Elle s'articulera autour de deux axes. Une quotidienne qui permettra d'aborder l'impact de manière positive : les bonnes nouvelles, les gens qui s'engagent, les différentes formes d'engagement... À nous de trouver le bon ton pour informer tout en restant crédible et fidèle à notre ADN : « Humour, Histoire, Humain ». Notre objectif est de permettre d'envisager les enjeux sociétaux et environnementaux comme une opportunité plutôt que comme une contrainte. Il y a parfois un côté clanique dans l’impact qui peut-être excluant. Nous voulons rassembler, rendre ce discours plus engageant pour tous. On veut inspirer plutôt que culpabiliser.

Parallèlement à cette capsule positive nous produirons des émissions par thématiques. L'idée ? À l’inverse des radios qui sont en majorité dans un modèle top-down, notre ambition est de créer une radio de conversation. L’objectif est de proposer un moment d'échange sur des thématiques telles que la ville de demain, le handicap, l’investissement vert, l’alimentation… Chaque mois nous donnerons donc rendez-vous à des invités inspirants et au public dans un lieu physique pour partager un moment où chacun pourra s'exprimer. On pourra donc écouter l’émission depuis chez soi mais aussi venir rencontrer la communauté. Voilà l’esprit dans lequel on veut créer cette radio. 

Cette radio s'inscrit donc dans la continuité / complémentarité de vos podcasts ?

Tout à fait. Si la consommation de radio chute, en revanche la consommation de l’audio progresse. Ce qui est intéressant dans l’idée de créer une radio en 2023 c’est d’inventer une nouvelle relation et un autre usage de l’audio, à mi-chemin entre la radio et le podcast. Les nouveaux usages sont de nouvelles opportunités. Il faut s’adapter et sortir des schémas traditionnels pour inventer autrement. Il y a d’autres chemins qui existent. Avec cette radio notre objectif est aussi de sortir de notre audience actuelle, à savoir des gens qui sont déjà convaincus, pour nous adresser à un public de personnes qui se sentent parfois exclus du débat autour de ces thématiques.

À terme quel est votre objectif ?

Notre vision à trois ans est de devenir le premier groupe média dans le domaine de l'impact positif. Chaque média a son territoire, nous voulons faire un pas de côté. On a tous envie d’un monde meilleur. La question est de savoir quel est le chemin qu’on prend et pour ça il y a plein de gens du milieu entrepreneurial, associatif, activiste… qui ont envie de changer le monde. Il faut les accompagner, les écouter et s’en inspirer.

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