1. Accueil
  2. Entreprises innovantes
  3. La com’ lacrymale, ce fléau qui envahit LinkedIn

La com’ lacrymale, ce fléau qui envahit LinkedIn

Le Chat Potté
Introduction
A coups de posts pseudo-inspirants à tendance larmoyante, LinkedIn pullule d’apprentis gourous. Il y a ceux qui y croient vraiment, ceux qui essaient de percer, et puis ceux qui parodient avec brio. Sortez vos mouchoirs !

De par son aspect professionnel, on pensait LinkedIn préservé des dérives des épanchements personnels de ses membres.
Perdu.
La plateforme s’est transformée en un territoire où chacun.e y va de son mantra, de son anecdote ou de ses conseils à vocation hautement stimulante.
L’intention est bonne, on n’en doute pas. Mais noyée sous un déferlement de platitudes, le résultat n’y est pas.
Nouvelle tendance : le partage d’expériences plus ou moins sordides, visant à démontrer qu’avec persévérance on peut se sortir vainqueur de toutes les situations – avec une préférence pour les pires.

Le maître en la matière, c’est Gregory Logan. Cet ancien nageur de niveau international est le co-fondateur de The Shared Brain. À travers chacun de ses posts, il régale sa communauté.

Les hashtags sont un peu convenus, la prose imparfaite, l’enseignement plutôt banal, mais la mécanique bien huilée : en partageant ses échecs, Gregory Logan fait rêver ses relations qui se fantasment en influenceurs LinkedIn.

Le résultat, c’est que les wannabe-Gregory se multiplient. Recensé sur le compte Twitter Disruptive humans of Linkedin, le meilleur du pire de LinkedIn nous propose, en vrac, des leçons de charité, du drama familial, des reconversions difficiles et beaucoup, beaucoup de pugnacité.

Vous avez le tournis ? Nous aussi. Mais ce n’est rien à côté de ce qui vous attend. Car dans la course au networking, tous les coups sont permis – même les plus douteux.

Au départ réseau pro, LinkedIn frôle dangereusement avec le voyeurisme…

Heureusement, il en existe qui dédramatisent la situation avec brio. Walter est concepteur-rédacteur au sein de l’agence DISKO, et parodie le propos en maniant les ingrédients indispensables : misérabilisme, célébration de l’échec, et leçons de persévérance.

Le pire, c’est qu’il y en a pour y croire – et, au choix, s’émerveiller ou s’offusquer de sa prose. Mais quand on l’interroge sur le sujet, le garçon reste discret et prend soin de rester dans le personnage. “La prochaine étape, c’est toujours la même : le bonheur, le plaisir. Un livre ? Pourquoi pas ! Un film ? Pourquoi pas ! On m’a récemment proposé d’adapter mes textes pour une petite société de production dont j’ai oublié le nom. Johnny&Marcel, ou Daki&Tichel, je ne sais plus. Ça pourrait m’intéresser”. Et de continuer : “J’aimerais inspirer à la hauteur de ce que l’on m’inspire“.

Avec près de 2 540 abonné.e.s vs 44 185 pour Gregory Logan, Walter a encore un peu de marge. Reste à voir si ses textes lui permettront “d’accomplir [sa] définition du succès”, comme aime à le promettre la plateforme.

RWVKSN le 30 janvier 2018 / Répondre

Les mots justes pour ce fléau

Quel article de merde le 31 janvier 2018 / Répondre

Ca va, la jalousie ne vous empêche pas de dormir?
Le jour où vous arriverez à la cheville de Grégory Logan en terme de traction, on en reparlera.

Dale Cooper le 31 janvier 2018 / Répondre

Quelle époque exceptionnelle, j’ai ri aux larmes

Jean Critique le 2 février 2018 / Répondre

Un article objectif, sur un sujet de fond qui fera sûrement réagir la société. Je recommande. nous en parlerons sûrement encore dans 10 – 15 voire 20 ans d’ici.

Un article qui fait plaisir le 4 février 2018 / Répondre

Malheureusement vrai… Ça fait bien longtemps que ce genre de conneries est banni de mon linked un.

Barbeneli le 4 février 2018 / Répondre

LOL…

Le jour où une série de tractions me permettra d’obtenir un poste.

Foxy89 le 5 février 2018 / Répondre

Devise Shadoks : Plus on échoue, plus on essaie. Plus on essaie, plus on a de chance réussir. Donc plus on échoue, plus on a de chance de réussir !

Worker le 5 février 2018 / Répondre

Heu Walter à un rhume, ou est juste une quiche en orthographe ?? Abnégation, après, ce doit être son côté punk (quel foufou) de se le faire tatouer avec une faute …

WTF le 5 février 2018 / Répondre

L’amnégation c’est quand tu souffres d’abnésie et que tu refais la même faute.

KL le 5 février 2018 / Répondre

Mon dieu que j’ai ri…
Je me suis délectée de votre article, et trouve juste ahurissant le nombre de banalités que certains déblatèrent et surtout atterrée par le nombre de likes…donc j’ai ri jaune

Olé le 5 février 2018 / Répondre

De faute, je n’en vois point puisqu’il est question d’amnégation et non d’abnégation…

@worker le 6 février 2018 / Répondre

@worker : grave je me suis faite la même remarque 😄😂
J’ai quand même vérifié que ce n’était pas moi qui faisait erreur depuis des années !
Après c’est peut être un mot qu’il a inventé et qui a du sens pour lui… enfin c’est ce que je dirais moi à sa place et je me débrouillerai pour vite trouver un sens même 😅

Pierre-Alexis le 6 février 2018 / Répondre

Très bon article qui met un nom sur ce que je voyais passer depuis des mois. Quitte à dénoncer les nouvelles tendances malsaines, il est dommage que l’auteur utilise l’écriture inclusive, elle aussi phénomène de mode aussi ridicule que la comm lacrymale.

alexis-pierre le 6 février 2018 / Répondre

agree w/ pierre alexis

Philippe le 6 février 2018 / Répondre

FACEBOOKEDIN ou la prise de pouvoir des c..s sur les réseaux sociaux …

Willylincrust le 8 février 2018 / Répondre

Bjr c un post a but humoristique et ça “””faute””” on apl sa le comik de répétition voila orvoir merci

Zatsh le 10 février 2018 / Répondre

Et sinon, l’humour, la référence à tous les blaireaux qui se font tatouer des trucs avec des faites ou des langues étrangères qu’ils ne maîtrisent pas…Avoir un peu de second degré ou de finesse avant de critiquer au premier degré ce qu’écrit le mec…

Zatsh le 10 février 2018 / Répondre

Le rapport entre la prouesse physique et ce qui lui est reproché dans l’article ?
Faire des tractions n’empêche pas les lieux communs débiles de motivation à deux sous.

Greg le 15 février 2018 / Répondre

J’ai autant ri en lisant l’article que vos commentaires, étant un fan incontesté du second degré et de toute évidence un des rares élus à le comprendre, c’était pour moi un réel moment de plaisir! Merci à tous! Et surtout Logan tu as tout compris: n’arrête pas les tractions, dans le monde d’aujourd’hui c’est ce qui fait passer les personnes aux discours inutiles pour influentes ;-)

Cch87 le 17 février 2018 / Répondre

Même en lisant cet article certains n’ont toujours pas compris me second degré de Walter…

Florence le 20 février 2018 / Répondre

Logan sait que tout est dans le feeling, l’énergie, le vivant.
Un con qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis, aussi lui ne se contente pas d’inspirer, il expire vachement aussi.
Car le fondamental se joue au centre, là où le rytgme cardiaque s’accélère et où la cage thoracique se soulève.

La tête ? Erreur de débutant, dans laquelle Walter tombe lamentablement d’ailleurs (que fait-il de sa vie, fait-il même quelque chose ou est-il enfoncé dans l’inaction critique, nous n’en saurons rien).
Bref, la tête est périphérique, et sa seule utilisation valable est de la frapper, plus ou moins contre un mur. Plus je lis Logan et plus ce recentrage me semble salutaire.

La vie ne se pense pas, sinon elle n’est plus la vie mais seulement son ombre.
Tout oser, en permanence, c’est à ça qu’on reconnaît les vrais…

Nagai le 23 février 2018 / Répondre

Et si il s est fait tatouer amnegation l autre punk … Il aurait fallu commencer par ouvrir un dico …

Jean Cassette le 2 mars 2018 / Répondre

C’est quoi linkedin ?

Robert Walf le 8 mars 2018 / Répondre

Très bon article qui met un nom sur ce que je voyais passer depuis des mois. Quitte à dénoncer les nouvelles tendances malsaines, il est dommage que l’auteur utilise l’écriture inclusive, elle aussi phénomène de mode aussi ridicule que la comm lacrymale.
Maintenant écrivez un article sur l’absurdité de l’écriture inclusive :)

Mathieu le 9 mars 2018 / Répondre

Quelle époque… Mes pensés à Géraldine qui se bat à l’hôpital, pour ne pas se faire éjecter du marché de l’emploi. Hein, parce que le journaliste qui s`est bien bidonné, il aurait pu relever aussi le double drame : la maladie, peut-être mal remboursée, ET la perte d’une mission cruciale pour elle. Marche ou crève.

Jenny le 1 mai 2018 / Répondre

Je suis bien contente de vous lire parce que ces posts hyper consensuels et démagogiques commencent à m’exasperer… Je commence à me demander si leurs auteurs n’achètent pas leur likes…

tibo le 1 mai 2018 / Répondre

traction, traction…c’est reducteur !! il fait aussi des pompes et des abdos !

Ajouter votre commentaire