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La valeur boursière de la tech a dépassé celle de l'ensemble des sociétés européennes
© Zhiyue Xu via Unsplash

La valeur boursière des Big Tech a dépassé celle de l’ensemble des sociétés européennes cotées

Le 31 août 2020

9 100 milliards de dollars, c’est la valeur boursière de la tech américaine selon Bank of America. Et c’est plus que l’ensemble du marché européen.

Une nouvelle preuve – s’il en fallait une– de la toute puissance des Gafam réaffirmée à l’heure du coronavirus. Selon Bank of America, la valeur boursière du secteur de la tech aux États-Unis a atteint 9 100 milliards de dollars. C’est plus que la capitalisation boursière de l’ensemble des entreprises européennes cotées, qui s’élève à 8 800 milliards de dollars. Apple, Microsoft, Alphabet (qui détient Google), Facebook et Amazon concentrent 80% de cette valeur.

À titre de comparaison, en 2007, le marché boursier européen valait quatre fois plus que la capitalisation des entreprises tech américaines, rappelle Bank of America.

Le Covid, tout bénef pour les Gafam

La très forte valorisation des Gafam ne date pas d’hier, mais elle s’est accélérée avec la crise du Covid. Les Big Tech ont profité du recours massif au télétravail et plus globalement de la virtualisation de tous nos échanges et achats. Quelques chiffres le montrent : Teams (de Microsoft) a gagné 12 millions d’utilisateurs quotidiens en une semaine au début de l’épidémie, les appels et messages WhatsApp (propriété de Facebook) ont doublé entre février et mars… En avril 2020, les résultats trimestriels des Gafam dépassaient les attentes du marché. Résultat : les investisseurs les ont perçus comme des valeurs sûres. (Et Jeff Bezos, dont le patrimoine s'élève aujourd'hui à 200 milliards de dollars, et ses amis sont les premiers à en bénéficier.)

La favorite parmi ce quintette : Apple, qui est devenue le 19 août la première entreprise américaine à être valorisée 2 000 milliards de dollars. Soit l’équivalent du PIB de l’Italie. Plus impressionnant : il lui a fallu 42 ans pour atteindre 1 000 milliards, et seulement 2 ans pour doubler cette valorisation, rappelle le New York Times. Ces deux dernières années ne sont pourtant pas synonymes d’innovations révolutionnaires, comme celles qui ont fait le succès d’Apple pendant les années 2000. Mais la firme s’appuie sur sa vache à lait : l’App Store, et les 30% de commission qu’elle s’attribue sur chaque achat réalisé au sein d’une application. Une toute puissance contre laquelle certains éditeurs d’application comme Epic Games (le créateur de Fortnite) commencent à se rebeller.

Marine Protais - Le 31 août 2020
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