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bague data

Remplacer vos diamants par vos datas

Le 13 oct. 2016

Vos données valent-elles plus que des pierres précieuses ? C’est bien possible, et c’est toute l’idée derrière le projet psk series.

L’artiste Addie Wagenknecht et le co-fondateur de Pirate Bay Peter Sunde ont imaginé une ligne de bijoux toute particulière. On y trouve des bagues, des colliers et des bracelets dont les diamants et les pierres précieuses ont été remplacés par des cartes SD.

Evidemment, la démarche ne s’inscrit pas dans un souci de renouvellement en joaillerie. L’objectif est de démontrer la valeur financière des données personnelles. Dans la mesure où les entreprises essayent d’obtenir toujours plus de données sur leurs consommateurs, et où certains services, à l’instar de Handshake, aident même les consommateurs à vendre leurs informations, la valorisation de la data n’a jamais été autant d’actualité.

Les équipes de Handshake estiment ainsi qu’une personne lambda pourrait gagner entre 1 600$ et 8 000$ chaque année en vendant ses données directement aux entreprises. Quand on sait que le prix moyen d’une bague en diamants avoisine les 4 000$, on se dit que les bagues de fiançailles pourraient bientôt avoir une toute autre allure…

Addie Wagenknecht a confié aux équipes de Motherboard que ce qui est unique a tendance à être survalorisé. Ainsi, rien d’étonnant à ce que la valeur des données personnelles explose. Ce projet aide à matérialiser cette idée que nous vivons de plus en plus dans un modèle qui privilégie la collecte des données au financement.

« Nous pensions qu’internet serait une sorte de Far West, une corne d’abondance d’espaces peer-to-peer où tout le monde serait égal, tout serait gratuit, beau et ouvert », confie Addie Wagenknecht à Motherboard. « En fait, nous avons fait l’erreur de sous-estimer la façon dont le web a affecté les marchés existants ». Elle insiste sur l’importance de représenter physiquement la valeur des données, pour exprimer le fait qu’elles puissent être vendues, échangées, données et même volées : autant d’idées qu’il est difficile de conceptualiser en regardant des lignes de codes.

 

« Nous n’avons pas de problème avec l’argent (…) : ce sont les marchés que nous avons créés, les fausses valeurs des ressources et des données illimitées, et le coût humain qui ne sont jamais questionnés dont nous voulons débattre », conclut-elle.

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