Intel, the Royal Shakespeare Company and the Imaginarium Studios

Les nouvelles technologies au service de Shakespeare

Le 22 nov. 2016

Les nouvelles technologies s’invitent dans La Tempête de William Shakespeare : la nymphe Ariel y prend la forme d’un personnage animé en direct sur la scène.

La Tempête met en scène un magicien haut en couleur, Prospero, désireux de se venger des Hommes qui l’ont dépossédé et exilé sur une île. Pour y parvenir, il s’arroge les services d’Ariel, un esprit de l’air, et provoque une terrible tempête. Cette pièce a été écrite, il y a un peu plus de 400 ans par William Shakespeare et pour lui rendre hommage, la Royal Shakespeare Company a voulu qu’elle devienne un spectacle haut en couleur. « Cette pièce ambitieuse exige de beaux costumes, de la musique variée et l’utilisation appropriée d’accessoires et d’effets visuels », explique la RSC. Dans le Folio, les indications pour la scène d’ouverture annoncent « Des bruits de tonnerre et des éclairs pour la tempête signature de la pièce».

Le directeur artistique Gregory Doran a donc lancé un défi à Sarah Ellis, responsable du développement numérique de la RSC : si Shakespeare vivait à notre époque, quelle technologie explorerait-il ? Encore plus important, à quoi ressemblerait une version 21e siècle de la pièce ?

Pour répondre à cette demande, Sarah Ellis a décidé de collaborer avec Intel et The Imaginarium, un studio de tournage co-fondé par l’acteur Andy Serkis et Jonathan Cavendish. « La Tempête exige du spectacle dès la première minute », affirme Gregory Doran. « Dans la première scène, elle pousse le public à imaginer qu’il se trouve sur un navire faisant naufrage en mer. Ensuite, un esprit [Ariel] flotte apparemment dans l’air, plonge et nage au fond de l’eau. ». Plus que cela, Ariel prend plusieurs formes fantastiques au cours de la pièce, y compris celle d’une harpie. « Pour ce personnage, nous utilisons une technologie de particules », révèle Gregory Doran « et créons un vol d’oiseaux, qui se rassemblent et se transforment en harpie. Jamais je n’aurais imaginé pouvoir employer ce type d’effet sur scène. »

Ces nombreux effets visuels stupéfiants sont le fruit de la collaboration entre la RSC, Intel et The Imaginarium. Pour que cela fonctionne, on équipe, dans les coulisses, un acteur de nombreux capteurs de mouvements et d’expressions faciales : ainsi le jeu de l’acteur est parfaitement synchronisé à celui de son avatar numérique. Pour parvenir à ce résultat, la RSC, Intel et les studios Imaginarium ont entrepris plus d'un an de recherche.

« Des compagnies jouent [la Tempête] depuis 400 ans », poursuit Tawny Schlieski, directrice de la recherche sur les PC de bureau chez Intel. « Ce fut le succès de l’été de Shakespeare et la pièce a toujours servi de véhicule aux nouvelles technologies avancées. Mais elle n’avait jamais intégré un personnage vraiment magique qui n’est pas humain. D’ailleurs, le texte n’a jamais indiqué qu’il s’agissait d’un humain ». Les représentations grand public débuteront le 28 novembre.

A noter que ce n'est pas la première fois que Shakespeare sert le propos des nouvelles technos : récemment, Vodafone et The British Library l'avaient imaginé en train de tweeter.

Quant au metteur en scène Thomas Jolly, il ne manque pas de revenir sur les nombreuses œuvres que Shakespeare a inspirées...

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