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Une femme qui fait du yoga sur la plage
© andreonegin vie GettyImages

4 méthodes pour booster sa mémoire et sa concentration

Béatrice Sutter
Le 20 févr. 2020

Vous voulez retrouver votre capacité à mémoriser ? Suivez ces quelques conseils inspirés par les ouvrages de Sébastien Martinez. Efficacité garantie.

La mémoire, c'est le SEL de la vie

Votre mémoire à court terme est une traîtresse. Elle encapsule 30 secondes max et puis laisse tout filer. Donc, si vous voulez mémoriser quelque chose, il va falloir miser sur votre mémoire à long terme, qui, elle, en revanche, adore retenir. Elle n’a qu’une exigence : qu’on lui raconte des histoires. 

Avec la technique du SEL, Sébastien Martinez vous transmet une recette quasi infaillible. SEL est un acronyme : « S » pour « sens » signifie que les 5 sens doivent être mobilisés, « E » pour « enfance » parce qu’il va falloir la réveiller, « L » pour le « lien » que l’on doit tisser entre les éléments.  La méthode est parfaite pour retenir une liste de mots (ou même une série de chiffres). Elle consiste à créer une histoire en les utilisant. Détendez-vous, il ne s’agit pas d’écrire le prochain Pulitzer non plus…, quoique… 

Exemple

Votre liste de mots à mémoriser : lapin, cochon, toit, militaire, poêle à frire, marguerite.

Votre histoire : « Je n’avais pas idée que mon lapin en peluche et mon cochon tirelire avaient un tel esprit d’initiative. J’ai découvert par hasard qu’ils allaient souvent tous les deux sur le toit, pour regarder défiler les militaires. Ils s’amusent alors à leur jeter des poêles à frire, mais comme ils sont des gentils, dans le fond, ils leur balancent aussi des marguerites. »

Bienvenue dans le palais de la mémoire

Cette astuce fonctionne pour presque tout..., mais elle est particulièrement indiquée pour retenir, par exemple, votre brillante présentation en 58 points et 250 slides. C’est d’ailleurs une méthode ancienne – elle remonterait à l’Antiquité – qui permettait de travailler sa rhétorique, c’est-à-dire son art de bien discourir. Par contre, la méthode ne garantit pas la qualité de votre discours. Pour l'appliquer, c'est simple : vous choisissez un lieu, et vous placez dans des pièces différentes les éléments dont vous voulez vous souvenir.

Exemple

Votre liste de mots à mémoriser : téléphone, maillot, clé, pomme. Placez chacun d’eux dans un endroit différent de votre lieu. Puis, créez votre histoire.

Votre histoire : « En entrant dans le métro, mon téléphone a vibré. Je me suis arrêté devant le guichet, et là, je me suis aperçu que mon maillot était salement taché. Arrivé sur le quai, j’ai fait tomber mes clés. Alors, pour me détendre, quand je suis monté dans la rame... j’ai croqué dans une pomme. »

L'affaire est dans le SAC

Le SAC est le complément idéal du SEL quand il s’agit d’associer plusieurs éléments, ou de mémoriser des concepts. Comme lui, il s’agit d’un acronyme : « S » pour « sélection », « A » pour « association », « C » pour « connexion ». Et comme avec lui, c’est aussi simple qu’efficace. Vous sélectionnez deux éléments, vous créez des associations pour mémoriser chacun des deux termes, puis vous les connectez ensemble. 

Exemple

Sélectionnez un pays - par exemple, la Tanzanie – et sa capitale –, Dodoma. Puis, faites des associations : Tanzanie d’un point de vue phonique peut me faire penser à « tante Zazie » et Dodoma, à « mal dormi ». (OK, on ne juge pas les associations proposées, chacun peut créer ce qu’il veut).

Enfin, connectez ces associations en imaginant une histoire : « Le roman préféré de ma tante était Zazie dans le métro. Elle l’aimait tellement qu’on l’appelait : tante Zazie. Quand on n’arrivait pas à trouver le sommeil, on lui disait « dodo mal, tante Zazie ! ». Alors, elle empoignait son roman et venait nous en lire quelques lignes pour nous endormir. »

Pomodoro

Le mot signifie « tomate », en italien. Mais ne retenez pas cette information, car elle n’a rien à voir avec notre sujet. En gros, il s’agit d’organiser vos tâches en courtes séances afin de garder votre cerveau le plus alerte possible. 

Vous décidez de ce que vous allez faire dans les 25 prochaines minutes (inutile de vous justifier, mais on imagine ici plutôt une activité studieuse). Vous branchez votre minuteur sur 25 minutes. Et quoi qu’il se passe, quand cela sonne, vous vous accordez une pause de 5 minutes. Vous enchaînez ainsi quatre séances de 25 minutes, à la suite desquelles vous vous accorderez une dernière pause de 15 à 20 minutes. Au bout d’un moment, évidemment, débranchez tout… et faites carrément autre chose.

Pourquoi est-ce efficace ? Parce que si nous attendons d’être fatigués pour arrêter nos activités d’apprentissage, notre cerveau va assimiler les temps de travail à une contrainte qui le laisse exsangue. Mais si nous quittons notre activité en plein élan, alors notre cerveau, associant la chose au plaisir et à la frustration de l’avoir quittée, spontanément a envie qu’on s’y remette.

Il existe un certain nombre d’applications qui vous permettent de minuter vos temps de travail (Pomotodo, Be Focused Pro, Productive…), mais un simple minuteur de cuisine peut suffire – d’ailleurs certains, en plus, ont la forme d’une tomate (ce qui n’a rien à voir avec l’efficacité de la méthode). 

Béatrice Sutter - Le 20 févr. 2020
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