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étudiants pendant un examen

Pour éviter la triche pendant le bac, le gouvernement algérien coupe Internet dans tout le pays

Le 21 juin 2018

Comment éviter que les sujets du baccalauréat ne fuitent sur Internet ? Pour le gouvernement algérien, la réponse est simple. Pas d’Internet, pas de fuite. La logique est implacable.

Cette année, si les 700 000 lycéens algériens qui passent le bac veulent s’adonner à la fraude, ils devront avoir recours aux bonnes vieilles méthodes : des antisèches soigneusement rédigées à la main. Pour faire respecter l’interdiction des appareils électroniques, le gouvernement a installé des détecteurs de métaux à l’entrée de plus de 2 000 centre d’exams. Si certains parviennent tout de même à faire entrer un smartphone ou une tablette, ils auront du mal à demander les réponses à Google. Jusqu’à la fin des examens, toutes les connexions Internet, mobiles et fixes, seront bloquées deux heures par jour – pendant la première heure de chacune épreuve- dans tout le pays. Radical.

Le gouvernement veut à tout prix éviter le fiasco d’il y a deux ans. Lors de l’édition 2016, la diffusion massive des sujets sur Internet avait conduit plus d’un demi-million d’étudiants à repasser leurs examens. En 2017, les autorités avaient invité les fournisseurs d’accès à Internet à bloquer les réseaux sociaux. Sans grands résultats.
Cette année, le baccalauréat est donc encadré par des mesures drastiques. Des caméras de surveillance et des brouilleurs de téléphone garantissent la sécurité des sujets dans les imprimeries. Et la Ministre de l’Education, Nouria Benghabrit, a annoncé dans le quotidien Ennahar que Facebook sera complètement inaccessible dans le pays jusqu’au 25 juin. Et tant pis, pour ceux qui ont déjà le bac !

En France, pour le moment, le gouvernement se contente d’interdire les téléphones portables.

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