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Warning ! Les patrons doivent affirmer leur engagement sociétal

L'ADN
Le 2 févr. 2018

Tandis que les indicateurs de confiance remontent sur les figures traditionnelles de l'autorité (gouvernement, médias traditionnels, experts...), côté entreprise, ça décroche ! Et les patrons pourraient changer la donne. Des chiffres à découvrir dans le 18ème édition du Baromètre mondial de la confiance d'Edelman.

L'an dernier, les entreprises avaient été consacrées grand espoir de la confiance du Trust Barometer. Entre 2016 et 2017, dans un climat généralisé de défiance envers les figures traditionnelles de l'autorité, les entreprises avaient connu une croissance très importante (+20 pts en 2 ans) sortant l’entreprise de son rôle traditionnel économique et commercial pour lui confier un rôle plus global, avec une empreinte sociétale plus importante.

Hélas, les résultats de cette année sont en recul de sept points, passant de 50 à 43% de confiance - un niveau qui reste toutefois plus élevé que ceux obtenus par le gouvernement (33%) ou les médias (33% également).

Certains secteurs sont plus touchés que d'autres : l’agroalimentaire (baisse de 14 points), la santé (baisse de 12 points) ou le divertissement (baisse de 11 points). Ils font sans doute les frais des affaires sensibles de ces derniers mois et s’effondrent complètement aux yeux des consommateurs et citoyens Français.

Les entreprises trop discrètes par rapport aux attentes de leurs parties prenantes et à leur rôle d’agent de changement que les Français plébiscitent se doivent de démontrer l’impact positif de leurs activités sur la société.

Un nouvel indicateur qui prouve que les questions éthiques, ce n'est pas du toc, et que le coût des mauvaises pratiques écologiques, sociales, fiscales... commencent à peser sur le bilan.

 

Est-ce que le CEO pourrait changer la donne ? La réponse est oui !

52% des sondés comptent sur le dirigeant pour créer un climat de confiance au sein de l’entreprise et s’emparer des sujets de préoccupation des collaborateurs (49%).

Cette confiance « offre la possibilité pour les entreprises de prendre la parole et de s’exprimer sur des sujets importants pour ainsi se positionner en tant qu’acteur du changement » souligne Marion Darrieutort, CEO d’ELAN Edelman, « les Français attendent des entreprises qu’elles soient dynamiques au sein de leur secteur mais également sur des sujets plus transverses. Les CEOs sont attendus pour corriger les défaillances du système. Ils doivent être les leaders du progrès sociétal. »

A l’instar de l’entreprise l’année dernière, ces figures traditionnelles doivent être au rendez-vous des attentes des Français qui les jugeront respectivement sur leur capacité à créer de la vision, de l’inclusion et de la clarté.

METHODOLOGIE DU BAROMETRE DE CONFIANCE EDELMAN

Le Baromètre de confiance Edelman 2018 constitue la 18ème enquête annuelle de l’agence sur la confiance et la crédibilité. Au cours de l’enquête en ligne du Baromètre de confiance Edelman 2018 ont été interrogées plus de 33 000 personnes de 28 pays, dont 1 150 appartenant à la population générale et âgées de 18 ans et plus, 500 considérées comme un « public averti » aux États-Unis et en Chine, et 200 de ce même public averti dans tous les autres pays. Les conditions à remplir pour appartenir au « public averti » étaient les suivantes : tranche d’âge 25-64 ans, études supérieures, revenus par foyer dans le quartile supérieur pour l’âge et le pays concernés, consommation de presse et de médias économiques/d’actualité et suivi de l’actualité politique au moins plusieurs fois par semaine.

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