actu_27021_vignette_alaune

Les emojis au service des dealers

Le 23 juin 2015

Les émoticônes savent faire parler d’elles : stars des campagnes de pub, bientôt autorisés dans les mots de passe, synonymes d’une vie sexuelle palpitante… Et nouvel outil préféré des dealers de drogue ?

Présents dans nos quotidiens depuis les débuts du « tchat », les smileys ont su se réinventer et s’exporter dans nos téléphones portables. Utilisés pour faire passer des émotions, ils véhiculent plutôt du positif, du mignon et de l’amour. Mais certains rivalisent d’inventivité pour leur trouver un nouvel usage.

Quand ce ne sont pas les marques (à l’instar de Domino’s Pizza, ou Coca-Cola) ou les services de sécurité qui les utilisent… ce sont les dealers. Ainsi, un jeune Australien a été arrêté pour avoir vendu de la drogue par un drôle de biais : Regan Peter Howett utilisait en effet les emojis pour représenter certaines drogues par texto (les éclairs pour la MDMA, les cœurs pour l’ecstasy). Si la police s’est aperçue de ces échanges codés après son arrestation, les conversations du jeune homme vont néanmoins être utilisées contre lui lors de son procès en août prochain. L’utilisation de ces « preuves » s’inscrit dans les usages du pays : selon un rapport réalisé par SwiftKey en avril, les Australiens utiliseraient 65% plus d'emojis que la moyenne pour parler de drogue. Selon SwiftKey, cette utilisation des émoticônes serait à l’image de l’Australie, « le pays du vice et de l’indulgence ».

Notons qu’aux Etats-Unis, les emojis peuvent aussi être présentés comme preuves au tribunal en cas de menaces de mort…  

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.