Affiche du festival Atmosphères 2022

Climat : le Festival Atmosphères vous donnera des raisons d'espérer et de passer à l'action

Chercheurs, artistes, réalisateurs... tous réunis pour parler d’écologie et de justice climatique. Créateur du Festival Atmosphères, le réalisateur Pascal Signolet nous présente le programme de sa 12ème édition.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer le Festival Atmosphères ?

Pascal Signolet : Lors des marées noires de l'Erika (1999) et du naufrage du pétrolier Prestige (2002), j’étais en train de réaliser deux films sur la mer (Jo Le Guen, un combat pacifique et Marées noires, le naufrage des droits de l'homme – NDLR). Pendant le tournage, le responsable de l'énergie et des transports à la Commission européenne a eu cette phrase terrible : « Ça me gêne, mais on est presque contents quand il y a des catastrophes parce que c'est le seul moment où l’on peut faire évoluer la réglementation. » Je me suis dit que l’on ne pouvait pas attendre les catastrophes, que l’on devait agir et non plus réagir. C’est pour ça qu’est né Atmosphères.

Pourquoi un festival et pas une association militante plus « classique » ?

P.S. : Je voulais sensibiliser le grand public par la culture au sens large, que tout le monde puisse voir des pièces de théâtre, des conférences ou des beaux films. Nous en avions déjà marre des films catastrophes, alors nous avons tenté de trouver des films plus réjouissants, orientés vers les solutions. Je voulais surtout que l’on ne parle pas seulement de la nature mais du développement durable dans toute son acceptation, notamment sociale, éducative et culturelle.

C'est un festival politique ?

P.S. : C'est un festival culturel qui allie le cinéma, l'art, la science et l'expérience pour faire comprendre le fonctionnement du vivant. Nous avons notamment reçu beaucoup d’astrophysiciens comme Hubert Reeves et Hélène Courtois car savoir où est notre place sur cette petite terre fragile dans l'univers, ça calme !

Sa signature est pourtant « pour un monde plus durable, plus juste, en harmonie avec la nature » …

P.S. : Plus on avance dans les questions environnementales, plus on comprend qu'elles sont associées aux questions sociales et à l'harmonie avec la nature. On ne peut pas parler d'environnement sans parler d’équité et de transformation de notre modèle. L’enjeu pour nous est de le faire ressentir. C’est un militantisme émotionnel.

Quels sont les temps forts de cette édition ?

P. S. : Le festival est un tout. Il est conçu comme un film, du début jusqu'à la fin, pour que de spectateur, on se transforme en acteur. Évidemment, il y a des grands rendez-vous : l'ouverture et la clôture ; « Un samedi soir sur la terre » avec Sébastien Folin durant lequel scientifiques et artistes partageront des récits du futur ; « Ce qui nous rassemble » sur le thème de l’écologie culturelle (hyperlien) avec Souad Massi. Il y a aussi du théâtre avec William Mesguich qui adapte Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson, une soirée court métrages avec RFI, les « échanges de temps » qui vous donnent l’opportunité de passer deux heures avec un scientifique tout en vous rendant utile, et « l’anti-conférence » où des scientifiques tenteront d'expliquer le futur à travers la science…

L’antienne de la transition écologique est son « absence de récit » : on ne saurait pas décrire ce nouveau système. Le programme du festival a-t-il pour but de prouver le contraire ?

P.S. : Ces récits existent depuis très longtemps ! George Sand parlait déjà d’écologie il y a 150 ans. Quand Chaplin montre l'absurdité et la déshumanisation du travail à la chaîne des Temps modernes, c'est un nouveau récit. Le premier sommet de la Terre à Stockholm en 1972 parle déjà d'équité sociale et d'urgence écologique. 20 ans après, Jacques Chirac nous disait que « notre maison brûle ». Mais nous regardons toujours ailleurs. Les scientifiques ne cessent de nous alerter. Les ingénieurs ont des solutions à proposer. À nous de les appliquer et d’arrêter de perdre un temps que nous n’avons plus.

Le Festival Atmosphères se déroule du 05 au 09 octobre à Courbevoie. L’entrée est libre pour tous les évènements. Lire le programme de cette douzième édition, cliquez ici

Lien vers la page de l’écologie culturelle, cliquez là.

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