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des cupcakes en forme de vagins
© Nana

#VivaLaVulva : le CSA plaide en faveur de la marque NANA

Le 14 oct. 2019

Suggérant le sexe féminin et montrant le sang des menstruations, la dernière publicité de la marque Nana avait fait l’objet d’un millier de saisines au CSA et d’une pétition exigeant son retrait de nos écrans. Mais c’est sans compter sur le soutien d’une majorité d’internautes... et du verdict final du gendarme de l'audiovisuel.

Mise à jour du 7 novembre 2019 

Dans un message publié le 5 novembre, le CSA a rendu son verdict concernant l'éventuel retrait de la publicité "Viva la Vulva" de Nana.

Après examen du message publicitaire, le gendarme de l'audiovisuel s'est opposé à sa suppression en s'appuyant sur l'article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. L'article prévoit notamment d'assurer « le respect des droits des femmes dans le domaine de la communication audiovisuelle. »

« (...) À cette fin, il veille (…) à l'image des femmes qui apparaît dans ces programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples ». L'article 14 de la loi de 1986 dispose que « le Conseil supérieur de l'audiovisuel veille au respect de la dignité de toutes les personnes et à l'image des femmes qui apparaissent dans ces émissions publicitaires. » Enfin, l'article 3 du décret du 27 mars 1992 relatif à la publicité, au parrainage et au téléachat prévoit que « la publicité doit être conforme aux exigences (…) de décence ».


Des coquillages, des porte-monnaie ou des origamis en forme de vulve, une serviette hygiénique tachée de sang (de vrai sang cette fois, et pas d’un liquide bleuâtre non identifié)… Primée aux Cannes Lions 2019, la dernière campagne de Nana Viva la Vulva n'a pourtant pas fait l’unanimité auprès des téléspectateurs français. 

Selon Le Parisien, le spot publicitaire aurait fait l’objet de près d’un millier de saisines auprès du CSA. En ligne, une pétition exige même son retrait de nos écrans et comptabilise déjà plus de 11 000 signatures. Elle dénonce une publicité « choquante » et « dégradante » pour le corps de la femme. Sur les réseaux sociaux en revanche, les défenseurs de la marque (et/ou de la cause féministe) se mobilisent à coups de retweets et de hashtags. Lumière sur le phénomène avec l’outil de veille des réseaux sociaux Visibrain.

Le top des tweets les plus partagés

Au moment de la rédaction de cet article, 38 582 tweets ont été publiés au sujet de la publicité. « Dans l'ensemble, et même si une petite communauté s'est liguée contre la campagne de Nana, la majeure partie des internautes se demandent comment une simple publicité qui met à l'honneur le corps de la femme a pu choquer au point de se faire épingler par le CSA », rapporte une porte-parole de Visibrain.

Preuve à l’appui avec le top des tweets les plus partagés sur la campagne.

— ⭐ Ich Bin Lepoy ️⭐ (@IamLepoy) October 11, 2019

Le top des hashtags les plus employés

Le constat se confirme avec le top des hashtags les plus employés sur Twitter.

top hashtags campagne nana sur twitter

On retrouve parmi eux :

1- #Jesoutiensnana (plus de 1 200 tweets publiés)

2- #Vulve (1 172 tweets)

4- #Sang (1 056 tweets)

3- #Lesgoutsetlescouleurs (376 tweets) 

Un petit bad buzz comparé à d'autres

À noter qu'un millier de plaintes n'est pas grand chose comparé à d'autres séquences précédemment épinglées, précise le CSA à RTL.

En 2017, l'organisme avait notamment enregistré 47 000 plaintes à l'encontre de propos homophobes tenus par Cyril Hanouna. Ce qui permet de relativiser, du moins un peu. Car Nana enregistre tout de même plus de plaintes qu'Éric Zemmour, récemment épinglé lors de la Convention de la droite pour incitation à la haine. Le polémiste avait entraîné à peine plus de 400 saisines auprès du CSA. 

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