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Vodafone sauve des langues presque mortes

Le 21 mai 2014

La langue indigène Ayapaneco est menacée d'extinction : aujourd’hui, dans le monde, il ne reste que deux personnes à la parler. Avec l’aide des internautes du monde entier, Vodafone s’est donné pour mission de la sauver.

Manuel Segovia, 75 ans, et Isidro Velazquez, 69 ans, sont les deux dernières personnes d’Apaya, dans l'état mexicain Tabasco, à parler l’Ayapaneco. Un dialecte qui aujourd’hui se perd puisque plus personne ne pratique la langue et que ces deux derniers locuteurs, en conflit, ne s’adressent plus la parole depuis des années. Ils ne peuvent même pas échanger avec leurs proches respectifs, ceux-ci ne possédant pas assez de mots de vocabulaire. L’Ayapaneco est donc en passe de devenir une langue morte.

 

Sous la houlette de James A. Fox, professeur de linguistique à l'Université de Stanford, le groupe de télécommunication britannique Vodafone a décidé de sauver le dialecte afin qu’il ne tombe jamais dans l’oubli et, par la même, que Tabasco perde tout un pan historique de sa culture. L’opérateur, avec l’agence Jung Von Matt, vient de dévoiler une plateforme numérique qui invite les internautes du monde entier à redonner vie à l’Ayapaneco et à communiquer entre eux. Des cours d’Ayapaneco y sont dispensés : on y apprend les mots basiques et leur bonne prononciation. Petit plus, ces mots peuvent être parrainés par les internautes directement sur le site avec une petite video, que ceux-ci peuvent ensuite partager avec leurs proches. Ainsi, l’Ayapaneco se parlera peu à peu et espérons de plus en plus, pour ne jamais tomber dans l’oubli.

En parallèle, une nouvelle école a été construite à Ayapa qui dispense des cours d’Ayapaneco. Un symbole fort qui a permis leur réconciliation de Manuel Segovia et Isidro Velazquez. Les deux hommes, avec James A. Fox, ont même travaillé à l’écriture d’un dictionnaire qui sera peu à peu mis en ligne sur la plateforme.

« Quand une langue menace de s’éteindre à jamais et que la communication entre les hommes est en danger, un partenaire avec les bonnes idées et les technologies appropriées sont nécessaires. Nous sommes heureux d'être ce partenaire pour les habitants d’Ayapa », a déclaré Barbara Haase, directrice de la marque Vodafone Group.

 

Lorsque Vodafone a demandé à Manuel Segovia et Isidro Velazquez ce qu’ils attendaient de l’avenir, les deux hommes ont répondu à l’unisson : « Vive l’Ayapaneco - l’Ayapaneco doit continuer à vivre ».

 

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