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court métrage animé 7th aeon

Un court-métrage dystopique prédit la fin de notre humanité

Le 18 déc. 2017

Entre Blade Runner et Miyazaki, l’animé 7th AEON nous plonge dans un monde gangrené par les technologies et questionne notre rapport aux autres à l’ère du Moi roi.

 Les avancées technologiques ont propulsé l’humanité dans une ère digitale qui gangrène le monde à la manière d’une peste silencieuse.

"Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir."

L'humanité a déserté, les technos ont pris le dessus et nous ont transformés en zombies auto-centrés dévoreurs de lumière bleueRéalisé par le motion designer danois Mads Broni, le film 7TH AEON s'attaque, comme beaucoup d'autres, au fléau de l'hyper-connexion et à notre impassibilité face aux liens sociaux qui se délitent.

Dans ce monde sombre et futuriste, nous sommes apathiques, voulons toujours plus et nourrissons compulsivement notre soif de connexion sans plus percevoir la réalité du monde qui nous entoure. "Dans une tentative de s'aider eux-mêmes, les humains ont créé un système, un modèle qui se voulait utopique mais qui a fini par donner naissance à l'exact opposé.", susurre doucement la voix off...

Bienvenue en éternité ! {en anglais "Aeon"}

  • Interview avec Mads Broni

Comment avez-vous eu l'idée de ce court métrage ?

J'ai vécu à Londres pendant un an et demi, et j'ai pu remarquer à quel point le travail, les médias sociaux, l'argent comptaient pour les gens. Londres est une ville culturelle, avec des gens extraordinaires, mais elle cristallise aussi ce qu'il y a de plus extrême dans les sociétés humaines. C'est l'une des plus grandes villes au monde, l'une des plus industrialisées aussi, il ne me semblait donc pas si dingue d'imaginer un monde où chaque ville deviendrait une version plus sombre et plus tordue d'elle-même : une société que nous avons initialement créée pour prospérer et dans laquelle nous avons de plus en plus de mal à nous épanouir.

Quel était son but ?

Je n'avais pas l'intention de dire que nous, humains, sommes mauvais, ou que nous allons dans la mauvaise direction. Je voulais simplement exprimer le fait que nous sommes inexorablement liés par les lois de la nature. Si nous avons pu faire évoluer notre environnement, par contre notre physique, notre façon de penser, de sentir, de nous comporter restent les mêmes. La sélection naturelle est un processus très lent, et nos progrès technologiques et sociaux évoluent si rapidement que notre "espèce" n'est pas en mesure de s'adapter.
Quelles sont tes inspirations ?

Je suppose que des films comme Blade Runner, Akira, Ghost in the Shell, Tron m'ont tous influencés d'une manière ou d'une autre. On m'a aussi dit que le film partageait des similitudes avec "The Second Renaissance" - voir -ci-dessous.

The Second Renaissance: Part I
Qu'allez-vous faire du film ?

À l'heure actuelle, nous envisageons de l'envoyer à quelques festivals. Rien d'autre n'est prévu pour le moment. Je sais que quelques personnes nous ont demandés d'en faire une version plus longue, mais je crains que cela soit difficile à moins que nous puissions trouver les financements pour poursuivre un tel projet.

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