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Quand Paddy Power va trop loin

Le 10 mars 2014

Le bookmaker a créé un véritable tollé au Royaume-Uni en ironisant sur le sort d’Oscar Pistorius, actuellement en procès. Paddy Power a dû faire face à 5200 plaintes déposées.

Habitué des provocations publicitaires, Paddy Power a choisi cette fois-ci de surfer sur l’actualité d’Oscar Pistorius, accusé de meurtre. L’athlète sud-africain est en effet soupçonné d’avoir tué par balles sa petite amie, Reeva Steenkamp, à leur domicile de Pretoria, il y a un peu plus d’un an. Le procès est en cours actuellement.

Le bookmaker irlandais a dévoilé, il y a peu, une affiche mettant en scène la statuette des Oscars et dont la tête avait été remplacée par celle d’Oscar Pistorius. On pouvait y lire : « Il est venu le temps de l'Oscar. Gagnez de l'argent s'il sort libre. Nous vous rembourserons tous les paris perdus dans le procès d'Oscar Pistorius s'il est déclaré innocent ». 

Une initiative de très mauvais goût puisque pour certains elle banalisait les violences conjugales et pour d’autres s’amusait de la souffrance d’un homme. Seulement quelques heures après la diffusion de ce visuel, le site change.org faisait état d’une pétition en ligne appelant au boycott de ce pari et invitant même Patrick Kennedy, le CEO de  Paddy Power, à reverser les éventuels profits sur ce pari à une association de lutte contre les violences faites aux femmes. Cette pétition a recueillie plus de 126 932 signatures.

Une vague de protestation qui a engendré pas mois de 5200 plaintes déposées et alerté l’ASA (Advertising Standards Authority) : l'instance régulatrice de la publicité britannique a donc ordonné à Paddy Power de retirer sa publicité. Une mesure inhabituelle, a déclaré l’ASA, mais obligatoire au vue de l’immense indignation publique que le visuel a suscité. D’habitude l’ASA doit effectuer une enquête pour savoir s’il y a eu violation du code publicitaire britannique, avant de demander le retrait d’une campagne. Le site Paddy Power étant hébergé en Irlande, l’ASA n’a néanmoins pas de pouvoir pour exercer son droit de véto. Le bookmakeur serait cependant visiblement prêt à coopérer, indique l’ASA.

 

Adrien de Blanzy - Le 10 mars 2014
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