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Parler pénis pour s'interesser à Snowden

Le 7 avr. 2015

L’humoriste John Oliver nous donne une leçon de com'... L'affaire Snowden, tout le monde s'en fout. Mais si on y ajoute une histoire de zizis, ça devient croustillant. Sinistre, mais tellement drôle qu'on finit par en rire.

Le Patriot Act a été voté aux Etat-Unis juste après les évènements du 11 septembre. Ce dispositif a permis jusqu’ici à la NSA, notamment, de surveiller les e-mails et d’effectuer des écoutes téléphoniques sans autorisation. Un projet de loi soutenu par Barack Obama et dont les dérives ont été dénoncées par Edward Snowden, lui-même un ancien employé de la NSA. Des révélations qui ont fait bondir les défenseurs des libertés individuelles et de la confidentialité de données qui exigent que le 1er juin, jour de la révision de la loi, celle-ci soit modifiée en ce sens.

L’occasion parfaite pour le trublion John Oliver, présentateur sur HBO de Last Week with John Oliver, d’interviewer Edward Snowden, aujourd’hui installé à Moscou, et de tenter de définir avec lui les limites souhaitables entre sécurité et respect de la vie privée. Des explications croisées avec un micro-trottoir sur Times Square et, force est de constater, que la plupart des Américains semble totalement indifférente ou peu concernée par ces problématiques qui, pourtant, les visent directement. Mais c’était sans compter la capacité de celui qui avait déjà traité de la Neutralité du net avec beaucoup d’humour, à vulgariser des sujets complexes pour que ceux-ci soient mieux compris. John Oliver a directement interpellé les passants et leur a demandé s’ils trouvaient normal que le gouvernement soit en mesure d’intercepter des photos envoyées de leur pénis ou de celui de leur mari. Leur réaction ne s’est pas faite attendre : ils se sont immédiatement insurgés contre la violation de leur intimité.

Une autre manière d’appréhender le respect de la vie privée et qui a littéralement séché Snowden. « La bonne nouvelle, c’est qu’il n’existe pas de programme baptisé 'Images de bites'. La mauvaise, c’est qu’ils collectent toutes les informations, y compris vos images de bites », avoue celui qui reconnait ne pas avoir pensé recourir à ce genre d'argument pour alerter les foules. Mission accomplie pour John Oliver qui a réussi une fois de plus avec beaucoup d’humour, et grâce à un simple pénis, à pointer du doigt un vrai sujet d’actualité.

 

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