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Data-art : une sublime façon de voir le vent

Le 10 janv. 2017

La ville de Boston sublime le vent grâce à l’art numérique. Les œuvres en perpétuel mouvement sont visuelles, dynamiques et incroyablement esthétiques.

Wind of boston est un projet qui rend visible l’invisible : la beauté du vent.

Cette installation picturale transforme les caractéristiques du vent dans et autour de Boston en une série de quatre tableaux de données sur une toile numérique de 1,8 mètre sur 4. A l’initiative du projet, Refik Anadol Studios qui a développé une série de logiciels personnalisés pour lire, analyser et visualiser la vitesse du vent, sa direction, les rafales, ainsi que le temps et la température à des intervalles de 20 secondes tout au long de l'année.

 

Chaque ‘chapitre’ se concentre sur une des caractéristiques distinctes du vent de Boston.

Le premier chapitre, Hidden Landscapes met en évidence les lectures les plus radicales de l'anémomètre, un outil conçu pour mesurer la vitesse et la pression du vent. Porcelain Memories évoque la puissance intangible du vent et la foudre. Sea Breeze explore le paradoxe du vent qui souffle doucement dans le froid dur de l'hiver. Gust in the City retranscrit la complexité des vents à grande vitesse et en courtes rafales comme une constante danse poétique invisible entre les forces de la nature.

Sublime. Cette création est représentative du “data-art”, un mouvement créatif liant art, data et design interactif. Un supplément d’âme à la big data, mission que s’est donnée l’agence Bright qui propose de métamorphoser les datas des marques en œuvres numériques fascinantes.

« L’art doit sortir des musées et des galeries, et se montrer dans les espaces publics et privés : les gares, les aéroports, les hôtels, sur les façades, dans les centres commerciaux […] partout on peut toucher le plus grand nombre… », confie Abdel Bounane, cofondateur de Bright avec Martin-Zack Mekkaoui. En voici quelques exemples.

De plus en plus de marque, ont d’ailleurs recours au Data painting pour promouvoir leur image avec créativité. C’est le cas notamment d’ERDF qui, à l’occasion de son changement de nom, a invité chacun à créer son « DAvaTArs », son « avatar » digital, expression de son visage numérique sur les réseaux sociaux. Une manière inédite, créative et innovante de représenter les données numériques.

L’artiste Grégory Chatonsky est un précurseur dans ce domaine. Il s’intéresse depuis vingt-cinq ans aux relations entre l’être humain et les technologies et les transpose dans ses œuvres numériques.  « Dans l’art traditionnel, ce sont nos interprétations qui sont infinies, mais nous voyons une œuvre dans sa totalité. Avec les machines, je propose des dispositifs que l’on ne peut jamais voir en entier. […] Je ne suis pas obsédé par l’idée d’être en contrôle de ce que je fais. J’aime que mes créations m’étonnent, cela me touche beaucoup. J’aime l’idée que les chefs-d’œuvre peuvent arriver par accident. ».

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