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Apple dictateur musical

Le 5 déc. 2014

A l’époque où Apple ne prenait pas encore la liberté de télécharger sur votre compte iTunes le dernier album de U2 sans vous le demander, la marque a fait pire en supprimant tout bonnement la musique téléchargée depuis d’autres plateformes. Ah, Steve… Tu nous surprendras toujours.

Le Wall Street Journal révèle qu’entre 2007 et 2009, Apple a supprimé des iPod de ses consommateurs des morceaux achetés ou téléchargés depuis d’autres services. Le tout sans leur accord.

Au moment de synchroniser leur iPod, les utilisateurs recevaient un message d’erreur les invitant à réinitialiser leurs paramètres. Sauf qu’une fois la manipulation effectuée, la musique disparaissait.

Des faits pour lesquels la marque est aujourd’hui poursuivie en justice, et qu’elle justifie par la protection des consommateurs. En effet, selon Augustin Farrugia, directeur de la sécurité d’Apple, il s’agissait de les protéger d’éventuels hackers et des virus. Soit. Mais pourquoi ne pas l’expliquer clairement aux utilisateurs ? « Pour éviter de les perturber ». Trop aimable.

En ce sens, le tribunal a pris connaissance d’un e-mail datant de 2005 de Steve Jobs qui, après avoir appris qu’une société rivale allait lancer un service similaire à iTunes, faisait part de ses craintes et insistait sur le fait qu’il devrait « y avoir des changements » dans la manière de faire d’Apple. Un e-mail qui pourrait être à l’origine de ces pratiques, donc.

Le procès suit son cours, mais si la marque est jugée coupable, elle pourrait verser 350 millions de dollars de dommages et intérêts. Une somme qui pourrait être triplée selon Mashable, du fait des lois antitrust.

Alors que Steve Wozniak cassait le mythe des débuts d’Apple dans un garage au début du mois, ces nouvelles révélations risquent de décevoir et de choquer plus d’un geek. Vivement la sortie d’un nouvel iPhone, histoire qu’on oublie tout... 

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