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une adolescente pleure devant le miroir
© Association des Journées de la Schizophrénie

Cette mini-série scientifique montre la réalité d’une ado atteinte de schizophrénie

Le 11 mars 2020

Baptisée Schizo et disponible gratuitement jusqu’au 24 mars, la mini-série a pour but de déstigmatiser la maladie et de mettre en avant les avancées de la recherche en France.

Dans le paysage des médias et de la fiction, la schizophrénie, un trouble psychique touchant 660 000 personnes en France, fait encore l’objet de préjugés et de fausses informations. Associée à la violence et au dédoublement de la personnalité, la maladie fait aussi peur qu’elle fait fantasmer.

Afin de lutter contre ces idées reçues et montrer qu’une rémission est possible, l’Association des Journées de la Schizophrénie a lancé Schizo, une mini-série en 4 épisodes de moins de 5 minutes.

Sensibiliser par la fiction

La série, qui cible les adolescents et jeunes adultes âgés de 15 à 35 ans, raconte l’histoire d’Alice, une lycéenne fraîchement rentrée en seconde. Les semaines passent et Alice développe un comportement de vigilance permanente. Elle entend des sonneries intempestives, se sent constamment épiée par ses camarades et par des caméras. À la cantine, même sa nourriture semble avoir changé. Bref, la jeune fille va devoir enquêter pour savoir si ses troubles proviennent de son entourage… ou bien d’elle-même. À l’heure où les troubles psychiques se banalisent sur les réseaux sociaux, la série incite à ouvrir le dialogue sans tabou sur la maladie mentale.

Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à des retournements de situation époustouflants, mais Schizo a le mérite de faire ressentir au spectateur ce à quoi ressemblent les épisodes de décompensation d’une personne atteinte de ce trouble. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la fiction courte s’empare du sujet.

Dans une campagne lancée en 2018, la Fondation Pierre Deniker parlait de « cette autre réalité », matérialisée par un casque de VR, dans laquelle les malades se retrouvent piégés.

Pour rappel, la schizophrénie se caractérise par des symptômes allant des hallucinations visuelles et auditives à des idées délirantes et des propos incohérents. La dépression, l’apathie et les troubles cognitifs (troubles de la mémoire et de l’attention par exemple) sont aussi des effets fréquents.

Schizophrénie et pop culture : encore trop d’idées reçues

De Black Swan à Split en passant par la série Maniac, plusieurs fictions ont essayé de mettre en scène la maladie, et pas toujours de façon très réaliste.

Dans son livre Pop & Psy : comment la pop culture nous aide à comprendre le troubles psychiques, le psychiatre Jean-Victor Blanc déconstruit les mythes véhiculés par certains films, à commencer par le manichéisme de Black Swan (2010) et son opposition entre la personnalité du « cygne blanc » et du « cygne noir ».

« La schizophrénie n’est précisément pas le dédoublement de la personnalité (…). L’étymologie grecque du terme "schizophrénie", qui renvoie à un esprit divisé, est source d’une confusion encore trop présente. » En revanche, le fait que Nina (Natalie Portman) soit la victime de ses propres troubles sans pour autant développer de forme de machiavélisme est plus réaliste.

Le mésusage médiatique du mot est aussi problématique car il est utilisé « dans 6 cas sur 10 comme synonyme d’inconstance, d’ambivalence ou de manipulation », explique le médecin.

Autre idée reçue ? La fatalité liée à la maladie qui est aujourd’hui beaucoup mieux prise en charge. Aujourd’hui et dans 80% des cas, les symptômes de la schizophrénie s'améliorent dès qu'ils sont traités.

Voir la série

Margaux Dussert - Le 11 mars 2020
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