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© Le Bureau des Légendes - Canal+

Expo : glissez-vous dans la peau d'un espion du Bureau des Légendes

Le 27 sept. 2019

Du 15 octobre 2019 au 9 août 2020, la Cité des sciences présente « Espions », une nouvelle expo dont vous êtes le héros. Imaginée avec les services de renseignement français et la série Le Bureau des Légendes, elle vous propulse dans la peau d’un officier traitant chargé d’une mission top secret

Vous ne serez ni OSS 117, ni James Bond, mais un agent répondant aux ordres de Marc Lauré, alias Moule à gaufres, directeur du renseignement dans la série française à succès Le Bureau des Légendes. Diffusée depuis 2015 sur Canal+, la série plonge le spectateur dans les coulisses de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure) et rempile en ce moment pour une cinquième saison. En attendant sa sortie et dès le 15 octobre, c’est à la Cité des sciences qu’elle s’exporte.

 
 
 
 
 
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Une publication partagée par Elsa Joly-Malhomme @misscalva (@ejm_auctions) le

Dans les coulisses du monde de l’espionnage

Baptisée « Espions », la nouvelle expo temporaire du musée fait de vous son principal protagoniste. Le pitch ? Tout commence avec le « soupçon » d’un essai nucléaire souterrain réalisé en République occidentale, un pays fictif placé sous surveillance dans le cadre d’une lutte contre la prolifération nucléaire. Ensemble, vous et 6 services de renseignements devrez agir pour fournir au président de la République une note de renseignement sous 48h… Pas de panique, « Moule à gaufres » vous accompagnera tout au long de votre enquête.

Le principe est simple, le visiteur est acteur. Passant de service en service, il va devoir collecter des informations en jouant successivement les rôles d’analyste sonore, de filocheur, d’analyste d’images satellites ou encore de cryptographe. « Chaque visiteur est invité à se glisser dans la peau d’un agent. Il ne s’agit pas d’un escape game, mais les ressorts de la série y sont exploités de manière inédite », promet Bruno Maquart, président d’Universcience (organisme qui réunit le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l'industrie). De la reconstitution du bureau d’un directeur d’entreprise à l’atelier du Bureau des Légendes, l’immersion se veut totale, mais surtout réaliste.

Il y a bien eu des expositions sur l’histoire du renseignement lors de la Seconde Guerre mondiale, Alan Turing et la machine Enigma notamment, quelques expositions "james-bondesques", mais rares sont celles qui dépeignent le secteur tel qu’il est aujourd’hui.

Démystifier la figure de l’espion

Créateur de la série, Éric Rochant avait déjà collaboré avec la DGSE pour coller au plus près de la réalité du secteur, lequel nourrit encore beaucoup d’idées reçues. « Je travaille en me mettant à la place des gens que je décris et en supposant qu’ils pensent et agissent rationnellement, explique le réalisateur dans un communiqué. Cela induit d’écrire de telle ou telle sorte qu’on ne tombe jamais dans le fantasme et de soigner le jeu des comédiens afin qu’ils parlent et se comportent "comme dans la vie". »

Une exigence que Bruno Maquart souhaite transposer à cette nouvelle exposition. « Nous sommes allés chercher l’information à la source, rien n’est inventé. En plus de collaborer avec les équipes de la série, nous sommes allés frapper à la porte de la DGSE et de la DGSI (pendant interne des renseignements français, ndlr). Nous étions tenus de demander l’autorisation en haut lieu, à la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme notamment. » Pas simple, en effet, de collaborer avec des structures dont la discrétion et le secret sont le métier. En plus d’une vingtaine d’ateliers (protocoles, méthodes scientifiques…), l’exposition présente le témoignage anonyme d’une quinzaine d’agents du renseignement ainsi que certains des outils qu’ils utilisent au quotidien.

Un angle contemporain

« Le sujet du renseignement a rarement été traité sous l’angle contemporain, poursuit Bruno Maquart. Il y a bien eu des expositions sur l’histoire du renseignement lors de la Seconde Guerre mondiale, Alan Turing et la machine Enigma notamment, quelques expositions "james-bondesques", mais rares sont celles qui dépeignent le secteur tel qu’il est aujourd’hui. » Dans ce contexte, la fiction a un rôle à jouer, notamment pour attirer de jeunes publics et vulgariser un secteur qui recrute dans de nombreux domaines. « On n’a pas affaire à des agents surentraînés qui passent par la cheminée, s’amuse Bruno Maquart. Derrière le rideau, il y a des linguistes, des analystes en cyberdéfense, des agents de surveillance terrain… énormément de métiers ! »

En matière d’espionnage contemporain, on est aussi en droit de se demander si le volet « surveillance et traitement des données personnelles » sera abordé. Selon notre interlocuteur, des ateliers de médiation permettront aux visiteurs d’aller plus loin sur ces questions...

« Espions » à la Cité des sciences et de l'Industrie – du 15 octobre 2019 au 9 août 2020

 
 
 
 
 
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