premium 1
premium 1
Peggy Mad Men

Créatifs, vous voulez monter votre boîte mais n'avez jamais entendu parler de cash-flow ? C'est le moment de vous y mettre

Le 26 oct. 2018

Directeurs artistiques, directeurs de création, concepteur rédacteurs, designers… vous connaissez votre métier par cœur, avez envie de tenter l’aventure en solo mais n’avez aucune idée de ce qu’est une entreprise ? Il existe un « incubateur intensif » qui peut vous aider à faire le grand saut.  

Tenter l’aventure de l’entrepreneuriat n’a rien de facile, encore moins pour les créatifs qui n’ont, pour la plupart, jamais entendu parler de « cash-flow », de « pitch deck » ou de « business plan ». Si tel est votre cas, les D&AD lancent dès le 7 novembre le programme Fast Track, un « incubateur intensif » dont l’ambition est de vous accompagner dans la création de votre entreprise. En 6 semaines, vous apprendrez à établir un plan précis, une approche de financement et un argumentaire destiné aux investisseurs et aux prospects.

Aux manettes du programme, le publicitaire et consultant Philippe Bernard. Entre Madrid et Londres, il accompagne chaque année des dizaines de startups avec le programme « Creativos Empresarios ».

À quels besoins des créatifs répond Fast Track ?

Mon rôle n’est pas de dénaturer les projets mais de les faire mûrir en leur donnant un vrai sens économique.

Philippe Bernard : Les créatifs ont souvent une idée très romantique du monde économique et sont perdus quand il s’agit d’imaginer un projet d’entreprise. Beaucoup pensent encore qu’une idée suffit pour qu’une entreprise décolle. Or, ils ont tendance à oublier cette chose que l’on appelle un client (rires).

L’idée première de Fast Track, c’est de leur donner des clés de compréhension sur le fonctionnement d’une entreprise. Dans ce cadre, nous faisons intervenir des personnes qui ont réussi à se lancer et qui ont eu de l’instinct. Elles viennent raconter pourquoi et comment elles ont fait pour y arriver et c’est très important. À l’issue du programme, mon rôle est de faire en sorte que les participants repartent avec quelque chose de concret, une énergie mais surtout un plan d’entreprise viable. Ce qui m’intéresse dans le coaching, c’est de faire parler les gens tout en les aiguillant dans la bonne direction. À un certain âge, on a certes de l’expérience, mais aussi plus de recul. Mon rôle n’est pas de dénaturer les projets mais de les faire mûrir en leur donnant un vrai sens économique.

Qui peut participer au programme ?

P.B. : Tous les métiers de la création sont les bienvenus ! Depuis que j’accompagne des startups, il y a vraiment de toutes les générations, des directeurs de la création comme de jeunes directeurs artistiques. L’âge moyen est de 35 ou 40 ans. Le plus souvent, ce sont des gens qui ont déjà beaucoup d’expérience et qui veulent tenter l’aventure en solo, voir s’ils en sont capables.

Quel est ton positionnement ? Quelle serait pour toi l’entreprise parfaite ? 

Vous organisez 6 sessions d’incubation intensive, de novembre à décembre. Que vont pouvoir apprendre les participants ?

P.B. : Durant la première session, on commence par la fin ! On étudie les argumentaires de vente de réussites existantes, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas. On essaye de comprendre pourquoi clients et investisseurs ont été conquis par tel ou tel business plan.

La deuxième session s’intéresse plus largement à ce qu’est une entreprise. C’est la plus difficile parce que c’est souvent très abstrait pour certains ! On reprend les bases : comment établit-on un plan de trésorerie ? Qu’est-ce qu’un cash-flow, un compte d’exploitation, une dette à court terme ? De façon plus pratique, on apprend également à anticiper les coûts, à construire un plan d’entreprise ou un plan budgétaire.

Quel que soit le business que vous voulez monter, il faut aussi réfléchir à un modèle. Penser et se poser les bonnes questions, tout simplement : « quel est ton positionnement ? », « quelle serait pour toi l’entreprise parfaite ? ». Lors d’une autre session, on réfléchit alors aux valeurs d’une entreprise par rapport à son marché, à ses concurrents.

Ensuite, on s’attaque au financement, aux alternatives qui existent pour trouver de l’argent, qu’il s’agisse de crowdfunding (une bonne technique pour tester un prototype mais peu viable sur le long terme) ou d’aides gouvernementales ou locales (prêts, espaces de coworking…).

La dernière session est la plus importante. C’est le moment où les entrepreneurs doivent présenter leur projet en 10 minutes. C’est souvent un moment incroyable de voir comment on peut transformer une idée en quelque chose de vraiment motivant et tangible.

Vous faites également intervenir des créatifs reconnus et des chefs d’entreprise…

P.B. : Oui, mais pas seulement. J’essaye aussi de faire venir des business angels. Cette année, il y aura notamment Manuel Zebeida, une personnalité engagée dans la promotion de l’entrepreneuriat. Seront aussi présents Gabriel Gaultier (agence Jesus & Gabriel), Pascal Grégoire (agence La Chose), Olivier Altmann (Altmann & Pacreau), La Ville de Paris mais aussi Hughes Le Bret de la banque « Nickel », une société qui a développé un nouveau moyen de paiement accessible depuis un buraliste.

Vous accompagnez des startups depuis de nombreuses années. Quelles sont celles qui ont réussi à transformer l’essai à l’issue de vos formations ?

P.B. : De tous les projets que j’ai vu défiler, trois m’ont particulièrement marqué. Il y a Pinguïno Torreblanca qui est devenue en quatre ans une agence de référence sur le marché espagnol, Media Norte, l'histoire d'une journaliste qui a créé depuis Pontevedra une maison de production radio online et puis 311, un couple d’architectes qui a su se réinventer durant la crise immobilière des années 2000 en Espagne. À l’époque pour la petite histoire, les deux avaient fait construire des immeubles à Madrid mais ne se sont jamais fait payer par les promoteurs. Ils ont alors réfléchi à une façon de transformer leur dette en capital et ont décidé de faire de ces immeubles des résidences de location. Au même moment, Airbnb était en plein boom ! Curieux, non ? Mais la vérité, c’est que tous les projets, petits ou grands, sont toujours passionnants.


S’INSCRIRE AU PROGRAMME FAST TRACK

Le programme se déroulera sur six semaines consécutives, les mercredis après-midi de 15h à 20h au WeWork La Fayette.

SEMAINE 1: Mer. 7 Nov, 15h–20h

SEMAINE 2: Mer. 14 Nov, 15h–20h

SEMAINE 3: Mer. 21 Nov, 15h–20h

SEMAINE 4: Mer. 28 Nov, 15h–20h

SEMAINE 5: Mer. 5 Dec, 15h–20h

SEMAINE 6: Mer. 14 Dec, 15h–20h

Bénéficiez de 25% de réduction en entrant le code : LADN25

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.