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Twitter

Twitter ou la menace fantôme

Le 1 févr. 2017

Une quantité massive de faux comptes ont été accidentellement découverts sur Twitter : les internautes du monde entier sont invités à une chasse aux bots.

Cet immense réseau découvert serait composé de 350 000 bots interconnectés. Ceux-ci sont exécutés à distance par quelqu'un qui automatise l’envoi de messages et leurs interconnections. « Il est difficile d'évaluer exactement combien d'utilisateurs de Twitter sont en réalité des bots », déclare Juan Echeverria, chercheur de l’University College London, qui a découvert ce nid de réseaux massifs, aux côtés de Shi Zhou, son professeur.

Ses recherches ont, dans un premier temps, commencé par l’étude d’1% des utilisateurs Twitter (317 millions d’utilisateur pas mois) afin d'obtenir une meilleure compréhension de leur utilisation de l’outil. Et c’est en se penchant sur ces données, en les analysant, qu’il est tombé, par hasard, sur une infinité de comptes liés, des bots, qui semblaient être clairement gérés par des humains.

Afin de mesurer l’ampleur du phénomène et connaître leur fréquence, les internautes du monde entier sont donc invités par une équipe de chercheurs à signaler tous les comptes qui leur paraitraient suspects sur leur compte dédié ou Twitter.

Ce qui a permis de déterminer la présence  de ce réseau de 350 000 bots :
Des tweets provenant d'endroits où personne ne vit (océan, désert…)
Des tweets affichés uniquement à partir de téléphones Windows
Des tweets composés de citations aléatoires de la saga Star Wars.

Si parfois l’existence de Bots est nécessaire comme outil de veille ou de diffusion automatique, certains peuvent s’avérer malveillants, influer sur l'opinion publique, envoyer des spams, diffuser de fausses informations... en témoigne la plus grande fraude à la pub récemment dévoilée. L’existence de cet immense maillage de 350 000 bots interconnectés pose de nombreuses questions : en existe-t-il d’autres ? De même taille ? Plus puissants ?

Tous les comptes auraient été créés entre juin et juillet 2013. Les tweets ont cessé le 14 juillet 2013. Personne ne sait pourquoi ce botnet a été mis en place. Shi Zhou estime que ces bots ont pu être vendus comme followers pour gonfler la popularité de compte. Mais si quelqu’un rachetait tout le réseau et en prenait le contrôle ? Son pouvoir de nuisance serait immense.
« Leurs menaces potentielles sont réelles et effrayantes en raison de la taille du botnet. », a déclaré le Dr Zhou, chercheur à l’UCL. « Soudainement, nous nous sentons vulnérables et ne savons pas grand-chose : combien y a-t-il d'autres?

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