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Image tirée du clip

Twitter : comment se faire bannir en 4 leçons

Le 6 nov. 2017

La twittosphère est depuis toujours le lieu de joutes virtuelles. Le réseau dresse la liste officielle des comportements qui vous assureront à coup sûr de vous faire expulser - sauf si vous appelez Donald Trump, et là vous bénéficiez d'une belle d'immunité...

Si la liberté d’expression reste une priorité chez Twitter, « cette philosophie n’a que peu de sens si les voix des gens sont réduites au silence par peur de se faire entendre », peut-on lire sur la page des règles à suivre sur le réseau. Pour garantir un sentiment de sécurité – et éviter de se faire expulser -, les équipes de Twitter publient une nouvelle version de ses conditions d'utilisation.
Nous interdisons les comportements inappropriés, notamment le harcèlement, les intimidations ou le recours à la peur.

1. Tu inciteras à la violence

Souhaiter la mort, la maladie ou de blessures physiques à l’encontre d’un ou plusieurs individus est interdit. Cela inclut les menaces ou la promotion du terrorisme.

Il est également interdit de promouvoir ou d’encourager le suicide ou les comportements dangereux. Par ailleurs, Twitter indique disposer des outils nécessaires pour prendre des mesures auprès des utilisateurs qui exprimeraient le risque de se suicider ou de s’automutiler.

Enfin, il est interdit de promouvoir l’exploitation sexuelle d’enfants. Une thématique pour laquelle Twitter applique la Tolérance Zéro et possède une politique dédiée.

2. Tu haïras ton prochain

Le harcèlement est sur toutes les lèvres, et à portée de tous les claviers. S’y livrer ou inciter à le faire est considéré par la plateforme comme inapproprié.

S’inscrivent dans les pratiques de harcèlement les avances sexuelles non désirées, le racisme, l’homophobie, la misogynie et la misandrie, et toute menace liée à la religion, l’âge, le handicap ou la maladie.

3. Tu divulgueras des informations privées

Si vous êtes sur Twitter, sachez que vous n’êtes pas autorisé à partager les informations privées d’un tiers sans son consentement. A noter que ce qui constitue une information privée peut varier en fonction du paysen France, on considère comme donnée privée les informations bancaires, de sécurité sociale ou autres numéros d’identification nationaux, les adresses de domicile, les numéros de téléphone personnels, les adresses e-mails personnelles. En revanche, le nom, la date de naissance, les adresses professionnelles, les lieux de travail ou les descriptions physiques ne sont pas considérés comme données privées.

Un utilisateur ne devra pas publier de photos ou vidéos intimes d’un individu réalisées et diffusées sans son consentement… ni menacer de le faire ou de pirater des données numériques à cette fin.

4. Tu usurperas l’identité d’autrui

Il est interdit de se faire passer pour un individu, un groupe ou une organisation dans le but d’entraîner une méprise. Par ailleurs, il est interdit de gérer des comptes parodiques, de fans, de commentaires ou de flux d’actualités sir leur objectif est de se livrer à du spam ou à des comportements inappropriés.
Des règles qui tombent sous le sens (et qui se rapprochent du comportement à adopter dans la vraie vie, somme toute), mais qui sont loin d’être respectées au quotidien. La journaliste Nadia Daam, qui a dénoncé dans une chronique diffusée sur Europe 1 le sabotage du numéro anti-relous par les trolls du forum 18-25 ans de jeuxvideo.com, subit depuis les ires de twittos prêts à en découdre. Et encore, l’expression est faible : menaces de mort, de viol, à l’encontre de son enfant…

Certains s’interrogent aussi sur le maintien de certains comptes Twitter, à l’instar de celui de Donald Trump – qui ne manque pas de menacer allègrement une bonne partie de la population mondiale, à commencer par la Corée du Nord.

Menacer d'éradiquer la Corée du Nord serait valable de suspension de compte pour le quidam lambda. Mais pour Twitter, le tweet serait « d’intérêt public », ou aurait un caractère informatif.

Pratique… et pas très courageux : les débordements de Trump sur Twitter, dont il a fait son outil de communication de prédilection, sont bien nombreux… et il semble qu’un employé valeureux (et peut-être un peu inconscient de ce qu’il risquait), ait décidé d’y remédier en supprimant volontairement le compte du Président américain.

Un acte de rébellion qui pourrait être couronné de 10 ans de prison.

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