L'influence en 2021

Toujours populaires, mais pas forcément riches : quel avenir pour les influenceurs ?

© Wesley Tingey via Unsplash

Dans son étude annuelle, l’agence Reech revient sur la manière dont la crise sanitaire à fortement impacté l’univers des influenceurs.

Ne les appelez plus « influenceurs »

Et si 2020 était l’année de la respectabilité ? Fortement sollicités par les marques et bénéficiant de résultats d’audience stratosphériques, les influenceurs ont largement contribué à rendre le premier confinement moins douloureux. La majorité d’entre eux ont vu leurs interactions avec leur communauté et la croissance de leur audience augmenter respectivement de 57% et 50%. Un tiers d’entre eux revendique à présent une autre appellation, celle de créateur de contenu. Côté revenu, il faut noter que 38% d’entre eux ne vivent pas du tout de cette activité tandis que 30% gagnent moins de 1 000 euros par an. Seuls 6% d’entre eux gagnent plus de 20 000 euros par an.

Quel profil pour les créateurs ?

Si l’on devait faire un portrait-robot de ces créateurs de contenu, il s’agirait d’une femme (74%) âgée entre 19 et 35 ans (environ 70% des personnes concernées). Leurs sujets de prédilection sont pour 87% le lifestyle (mode, beauté voyage, décoration) et pour 40 % les loisirs. La culture et les engagements (féminisme, environnement) sont à 10% chacun. Les 5% restant sont réservés aux domaines du business et de l’entrepreneuriat, plutôt explorés par des créateurs plus âgés. Cependant, et c’est l’une des surprises de cette étude, seul 15% de ces influenceurs font ce travail à temps plein. La grande majorité (39% d’entre eux) exerce une autre activité ou bien est étudiante.

Ce qui change pour les plateformes

Instagram reste bien évidemment la plateforme favorite des influenceurs en 2020 avec une utilisation par 94% d’entre eux (elle reste aussi la plateforme privilégiée pour les partenariats avec les marques pour 84% d’entre eux). Cependant, TikTok continue sa progression fulgurante avec 41% des influenceurs qui se sont inscrits dessus cette année. Le réseau n’est toutefois pas le plus utilisé avec Pinterest, Twitter, YouTube, les blogs perso et Facebook qui sont encore devant. Eh oui, autre surprise de cette étude, les blogs restent le troisième format le plus utilisé. Reech apporte une autre nuance importante : le choix de la plateforme est bien évidemment corrélé à l’âge de ses utilisateurs, comme l’indique le graphe ci-dessous.

 

Le placement de produit a toujours la cote

Comme en 2019, les influenceurs veulent privilégier les partenariats sur le long temps terme avec les marques (69 %) et notamment la création de contenus pour 71% d'entre eux. Loin du cliché de la femme ou de l’homme sandwich, ils disent aussi privilégier les marques en fonction de leurs valeurs. Trois personnes interrogées sur 4 ont refusé au moins un partenariat cette année, et 2 sur 3 ont invoqué comme raison qu’ils n’aimaient pas ou qu’ils ne croyaient pas au produit. Les refus sont généralement liés à des causes environnementales ou bien au manque de transparence de la marque. Cependant, les opérations qu’ils reçoivent en priorité restent pour le moment « à usage unique » avec des placements de produit pour 78 %, des partages de code promotionnel pour 57 % et des organisations de jeux concours (53 %). Est-ce aux marques de changer la donne ?

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