Chacun son réseau, chacun sa propagande

Conflit israélo-palestinien : la guerre de l'image se joue sur Snapchat et TikTok

La « carte snap » permet de suivre les bombardements en direct tandis que les forces de défense israéliennes se trémoussent sur TikTok.

Des GIFs de drapeaux palestiniens qui flottent au-dessus de messages de propagande, des hommes distribuant des bouteilles d’eau ou des jouets à des enfants errant dans des décombres, un ambulancier qui se repose ou encore des bombes tombant sur un immeuble... dans l’onglet « carte snap » de Snapchat, il est possible de glaner ces moments pris sur le vif alors que le conflit opposant Israël et les Palestiniens bat son plein. 

Ce n’est pas la première fois que Snapchat permet de suivre un conflit en direct. En 2016 déjà, l’application avait mis en place un fil d’actualité portant sur la bataille de Mossoul qui avait opposé une coalition contre les djihadistes de l'État islamique. Mais cette fois, les vidéos et photos sont accessibles de manière brute, sans curation et permettent d’avoir une idée des différentes ambiances qui règnent en Israël et dans les territoires palestiniens.

La guerre de l’image

Loin des canaux médiatiques classiques, il n'est pas étonnant de voir que la communication se joue sur les réseaux sociaux, et notamment sur les plateformes vidéo. En plus de Snapchat, TikTok est aussi très utilisé pour montrer le conflit, mais aussi gagner la guerre de l’image. L’application est d’ailleurs très utilisée par les Forces de défense israéliennes qui comptent 700 000 abonnés. Ces dernières n’hésitent pas à diffuser des clips reposant sur les codes de la plateforme avec de jeunes et jolies femmes prenantes la pose et faisant passer des messages de paix. 

@nataliafadeev

many have already tried, so your rocks don’t scare us 🥰 #standwithisrael #idf #israel

♬ original sound - Skye

Deux territoires, deux ambiances

Comme le note cet internaute sur Twitter, les images ne sont pas vraiment équivalentes. Du côté israélien, on boit des smoothies et on filme les goûters d’anniversaire des enfants tandis qu’à Gaza, les chants patriotiques enflammés se succèdent aux images de panique et de bombardements.  

Malgré leur aspect spontané et le côté immédiat et de proximité permis par les réseaux, les contenus présentés dévoilent deux manières de communiquer bien différentes. Montrer la réalité tragique sans filtre ou la « glamouriser » de manière complètement artificielle : on retrouve là les logiques des plateformes habituelles, qu'on parle de body positivisme ou de conflit armé.

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