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ferme à clics

Une ferme à clics épinglée en Thaïlande

Le 14 juin 2017

Près de 500 téléphones, 9 ordinateurs, 21 lecteurs de carte et 350 000 cartes SIM ont été saisies par les forces de police locales.

Perquisitionnée près de la frontière cambodgienne, la ferme était gérée par trois individus (Wang Dong, Niu Bang et Ni Wenjin). Arrêtés pour contrebande et permis de travail frauduleux, ces derniers ont construit de leurs mains une boîte métallique sur laquelle étaient fixés les appareils électroniques utilisés pour créer un réseau de faux comptes et faire gonfler la popularité d’une entreprise chinoise (dont le nom est resté inconnu à ce jour) sur WeChat, le plus grand réseau social du pays avec 880 millions d'utilisateurs actifs par mois.

Cette dernière leur aurait en effet fourni les smartphones et leur versait un salaire de 150 000 bahts par mois, soit un peu moins de 4 500 dollars.

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Si la perquisition relève du fait divers, c’est surtout la taille de la ferme qui en dit long sur cette nouvelle main d’œuvre opérant en secret et à l’étranger pour le compte de grosses entreprises. Suivre et liker des milliers de comptes dans le but d’accroitre l’influence des marques sur les réseaux : nouvelle forme d’économie souterraine et reflet de la bataille à laquelle se livrent les marques en ligne.

En 2015, The Beijinger révélait déjà qu’il est de plus en plus facile et de moins en moins cher de truquer un écosystème de likes et de followers. Les marques sont alors nécessairement tentées de prendre le pli. Facile de goûter au fruit défendu lorsqu'il parait si facilement accessible !

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