Que devient Vanity Fair sur les tablettes ?

Lors de la conférence organisée par Adobe aux Cannes Lions 2011, Michael Hogan, executive digital editor de Vanity Fair, raconte la transition numérique de son titre.

Le monde de l'édition magazine est entré dans une nouvelle ère. Les mobiles, les tablettes, donnent un nouveau souffle à cette industrie que l'ont croyait immobile.

Les tablettes s'adressent aujourd'hui à un public formé par 15 ans d'Internet. Les nouvelles applications sont devenues un jeu, le mobinaute s'amuse à découvrir les clés d'une interface qu'il découvre, mais dont il connait les clés inconsciemment depuis longtemps. Pas besoin de mode d'emploi : je touche, j'interagis : je connais l'usage.

La publication on Line a donc son public, et les codes de l'édition magazine sont bouleversés. L'obsession de la UNE n'a plus lieu d'être : aujourd'hui le magazine en ligne se consomme à travers ses articles, disséminés sur le web. Chaque article est une porte d'entrée, là où la UNE était le sésame. Aujourd'hui, avec ma tablette, il ne s'agit plus de savoir quel magazine je lis, puisque je porte potentiellement tous les magazines sur ma tablette.

Et pourtant, l'affinité avec le support n'est pas réduite, elle reste forte, mais le lecteur s'ouvre à son sujet. S'Il est versatile, c'est pour compléter son information, être participatif. Mais paradoxalement, il reste fidèle à son titre, repère bien utile dans cette profusion.

Je reste fidèle parce que le titre que j'aime sait me garder libre... Tout un programme!

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