Une troll condamnée par la justice à nettoyer son compte Twitter

La conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye Agnès Cerighelli, habituée des insultes homophobes et racistes sur les réseaux sociaux, en a fait les frais.

Bien connue des utilisateurs de Twitter pour ses propos choquants envers la communauté LGBTQ+, Agnès Cerighelli vient d’être condamnée par la justice pour injures homophobes. En plus de devoir payer une amende de 4000 euros (dont 2000 en sursis) et près de 8000 euros d’indemnité en faveur des parties civiles, elle va devoir « nettoyer » son fil twitter de ses insultes et afficher pendant au moins 6 mois, cette décision de justice.

Ce n'est pas la première fois qu'un tribunal oblige un utilisateur de Twitter à effacer ses propres messages. En octobre 2019, l'initiatrice du mouvement #BalanceTonPorc, Sandra Muller avait été condamnée pour diffamation et avait été obligée de supprimer le tweet incriminé.

Une habituée des tribunaux

Elle était poursuivie par les associations Mousse, Stop Homophobie, Adhéos, SOS homophobie, Aides et Inter-LGBT à cause d'un tweet qualifiant ces organismes de « lobbies infâmes et pervers » et d'un autre comparant le drapeau arc-en-ciel avec l’étoile jaune. Interrogée par un journaliste de Quotidien, l'élue avait tenté de se justifier de manière... maladroite.

Le 16 février 2020, soit un jour avant cette condamnation, on apprenait que le ministre de la l’Intérieur Christophe Castaner avait saisi le procureur de la République pour provocation à la haine après la publication d’un tweet raciste à propos de Rachida Dati.

La justice, plus efficace que Twitter ?

Cette conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye, qualifiée « d’élue fantôme » par le maire de la ville, Arnaud Péricard, est surtout réputée pour son usage compulsif du réseau social et ses prises de position extrêmes. Elle avait déjà été condamnée en mars 2019 pour le même type de propos. Les procès à répétition auront-ils raison de la troll ? Ils sont en tout cas plus efficaces que Twitter. Les utilisateurs du réseau avaient tenté plusieurs fois de faire fermer définitivement son compte en le signalant, en vain. 

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