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Dingue de chaussures
© mediaphotos via Getty Images

Comment des influenceurs ont acheté des chaussures à 600 dollars (alors qu'elles en valaient 20)

Le 7 déc. 2018

La marque de chaussures américaine Payless s'est payée les services d'une agence de communication de Brooklyn pour piéger des influenceurs et faire la promotion de sa dernière collection. 

Un défilé, des talons hauts, le tout copieusement arrosé de paillettes et de champagne. Le dernier événement de la marque du créateur italien « Bruno Palessi » avait tout de l'event rêvé pour les influenceurs du secteur de la mode. Dans une boutique éphémère, un ancien magasin Armani à Los Angeles, les convives étaient invités à payer le prix qu'ils considéraient juste pour leur paire de chaussures préférée parmi la collection présentée.

Et elles ont rencontré un franc succès. Certains des 80 influenceurs présents ont même déboursé 600€. Une somme rondelette compte tenu du fait que le prix de vente de ces chaussures n'excédait pas... les 50€. En effet, cette fête privée s'est avérée être un canular, comme le rapporte le Washington Post.  

Coup de com'

Derrière la (fausse) marque à la sonorité italienne, se cachait Payless, empire de la chaussure bon marché. L'entreprise américaine a fait appel à une agence de communication localisée à Brooklyn. DCX Growth Accelerator est spécialisée dans les canulars médias - une stratégie que l'agence baptise « culture hacking ». C'est plus chic.

Pour attirer de nouveaux clients et améliorer l'image de Payless, traditionnellement associée à des chaussures inconfortables et bas de gamme, DXC a imaginé un dispositif diabolique en louant un espace voisin de boutiques de luxe (comme Louis Vuitton ou Michael Kors) au sein d'un centre commercial. 

Les équipes se sont ensuite concentrées sur l'image de la fausse marque. Les créatifs ont décidé de renommer la marque avec un nom aux consonances italiennes pour faire moins cheap. Enfin, ils ont soigné aux petits oignons le décor de la boutique en embauchant un architecte d'intérieur qui a semé des statues dorées d'humains et d'animaux. 

L'opération a été relayée sur les réseaux sociaux avec un compte Instagram ainsi qu'un site, créés tout spécialement pour l'occasion.  

 
 
 
 
 
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Gorgeous. #palessi

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Love the shoes! Palessi. #palessi

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Une fois les influenceurs passés en caisse pour payer leurs chaussures, le pot aux roses leur a été révélé. L'agence précise qu'ils ont été remboursés intégralement et qu'ils ont pu repartir avec les chaussures. 

Le créneau du fake 

Le canular est à la mode en cette fin d'année. Le journaliste qui se fait appeler Oobah Butler avait déjà fait couler beaucoup de pixels en faisant de son restaurant imaginaire le plus populaire de TripAdvisor. Mais le jeune - petit con ? - ne s'est pas arrêté là. Armé d'une paire de jeans à 5€, il s'est fait passer pour un créateur italien, « Georgio Peviani » pour s'incruster dans le milieu très fermé de la Fashion Week. C'est alors la planète média qui s'est intéressée à ce jeune homme surprenant. À tel point qu'Oobah a été invité sur les plateaux du monde entier. Coup de maître, le journaliste a envoyé des comédiens à sa place. 

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