« Baby Shark », le tube coréen aux cinq milliards de vues qui obnubile les bambins veut aller plus loin

Plus gros succès YouTube après le hit Despacito, l’insupportable comptine pour enfants Baby Shark veut faire fructifier son succès au-delà de la plateforme. 

« Baby shark doo doo doo doo doo doo, Baby shark doo doo doo doo doo doo… »

Couleurs vives, paroles simples et facilement mémorisables… sur YouTube, cet air entêtant enregistre plus de 5,4 milliards de vues et fait fureur chez les moins de cinq ans. La chanson Baby Shark, inspirée du genre de la K-pop, met en scène un bébé requin partant chasser avec sa famille.

Deuxième vidéo la plus vue sur la plateforme après le clip Despacito (6,7 milliards de vues), elle a été mise en ligne en 2016 par la start-up coréenne Pinkfong. Mais elle a dû faire le tour du monde avant de devenir virale. 

Un buzz mondial...

« La popularité de la vidéo est partie d'Asie du Sud-Est, avant de s'étendre à l'Europe, puis aux Etats-Unis, rapporte l’un des co-fondateurs de la start-up Ryan Lee aux Échos. Des célébrités, comme John Legend et Kylie Jenner, ont alors commencé à en parler, la transformant en phénomène viral. » En octobre 2018, la chanson entrait même à la première place du Billboard américain, rapporte le quotidien économique. 

Sa cible de prédilection ? Les enfants en bas âge dont le temps d’attention est plus limité que celui des adultes et qui la visionnent à répétition. De quoi rendre fous les parents.

... accentué pendant le confinement

D’après Tubefilter, les chaînes YouTube qui ont engrangé le plus de vues durant le confinement se spécialisent dans la création de contenus pour bambins.

Une aubaine pour Baby Shark qui a désormais son compte officiel et moult versions de sa comptine. À la manière de la série de livres pour enfants Martine, Baby Shark va pique-niquer, Baby Shark a le hoquet et Baby Shark célèbre la fête des mères. Mieux, Baby Shark se lave aussi les nageoires pour se protéger du coronavirus. Bref, bébé requin nage désormais avec les gros poissons. 

Bébé requin deviendra grand

Selon un reportage du Wall Street Journal, la start-up Pinkfong aurait engrangé plus de 150 millions de dollars en recettes publicitaires et en merchandising depuis la sortie de la vidéo. Elle affiche aujourd’hui plus de 33,6 millions d’abonnés et plus de 4 000 vidéos « éducatives » sur la plateforme.

De quoi réfléchir à de nouveaux horizons, comme la création d’une série télévisée diffusée en ligne et de produits dérivés, annonce son co-fondateur aux Échos. « Nous avons conclu des accords de licence avec Hasbro, Spin Master et Wowwee, qui vont mettre sur le marché des produits dérivés inspirés par l'univers de Baby Shark ».

En outre, Pinkfong cherche aussi à se développer sur le marché des contenus éducatifs via un abonnement payant destiné aux enfants de 0 à 5 ans. L’offre existe déjà en Corée et devrait bientôt se lancer en Chine. 

Ce n’est donc qu’une question de temps avant que les bambins du monde entier ne glissent un petit requin jaune dans le panier de courses de leurs parents.

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