Première année - Film de Thomas Lilti

Audacity week, un séminaire étudiant pour aller vers une société plus responsable

Avec ISCOM
© Première année - Film de Thomas Lilti

Cet événement pédagogique, à destination des étudiants de cinquième année de l’ISCOM, est un dernier tremplin avant l’accès au marché du travail. Onze thématiques invitent ces futurs professionnels à prendre le pouls d’un monde en pleine mutation. Explications de Sylvie Gillibert, directrice de l'Innovation et du Développement de l'ISCOM.

Quel est l’objectif de l’événement Audacity week et que représente-t-il pour les étudiants ?

L'Audacity week est le séminaire de formation sectorielle qui vient clore le programme de cinquième année de nos étudiants. C'est donc une expérience particulière pour eux. Ils vont chacun plancher sur un des onze sujets de réflexion proposés. L’enjeu pour l’équipe pédagogique, est de leur proposer des problématiques, des expériences, des réflexions professionnelles qu’ils n’ont pas encore pratiquées durant leurs 5 années de formation. Ces onze sujets, appelés « tracks » , sont prospectifs et permettent aux étudiants de réfléchir à des scénarios futurs, comme ceux attendus en 2030/2050.

C'est symboliquement très important et émotionnellement très chargé pour eux. C’est une passerelle de plus vers l’indépendance. En effet, l’école est une sorte de « bulle de protection », un endroit dans lequel ils apprennent des théories, même s’il y a beaucoup de mises en pratique aussi. Mais il s’agit d’un espace dans lequel ils peuvent se tromper, où ils doivent justement faire des essais, sans conséquences, car ils sont protégés par la bienveillance des professeurs qui les entourent. Et même si cette bienveillance rime toujours avec exigence, ils ont le droit à l’erreur. Ce qui est évidemment moins le cas dans le milieu du travail.

Comment l’école accompagne-t-elle les étudiants dans leurs projets tout au long de la semaine ?

Durant cette dernière semaine les professeurs donnent un dernier coup de pouce aux étudiants avant leur envol vers le marché du travail. Les onze thématiques proposées sont variées et inspirantes et balaient un large panel de sujets : RSE, développement durable, silver economy, les liens intergénérationnels et les intérêts communs entre les seniors et les plus jeunes… pour insuffler la réflexion d’une société plus responsable, pour concevoir un avenir viable. Il y a également des sujets plus « pratiques » : on parle de la construction d’une identité de marque, de retail, de branding... Par exemple : « comment une marque comme L’Oréal peut-elle concilier un branding dans l’air du temps avec des contraintes de points de vente inhérentes à son activité retail ? ».

De quelle façon les étudiants prennent-ils la mesure de l’impact écologique des activités liées au marketing et à la communication ?

Partager cette prise de conscience avec les jeunes générations est de notre responsabilité. En effet, ce sont elles qui seront aux manettes du monde de demain et il faut se l’avouer, cela ne va pas être simple. Au sein des petites entreprises comme des grands groupes, de nombreux discours sont prononcés sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, mais les actes et les engagements réels ne sont pas si évidents.

À l’ISCOM, nous parlons de RSE depuis une dizaine d'années déjà, et nous avons mis en place des cours et des modules dédiés. D’ailleurs, nous avons instauré à la rentrée un programme transverse de recherche sur les modèles alternatifs. Ce programme contient une majeure nommée « RSE et économies alternatives » que choisissent certains étudiants de cinquième année, ainsi qu’un cours transverse dispensé auprès de tous les étudiants de cinquième année : « RSE, éthique et responsabilité » . Ce programme a pour objectif de leur faire prendre conscience du rôle actif qu’ils ont à jouer dans la société, pour faire évoluer nos métiers dans le bon sens.

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