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À Limoges, des routes mi-bitume, mi-porcelaine

Le 26 janv. 2017

Esthétique et écologique. Une innovation signée Colas.

Colas est une entreprise française de Bouygues, créée en 1929, et qui fonctionne un peu comme une fédération pour les PME. De nombreuses initiatives locales sont proposées et c’est dans ce cadre que l’idée d’utiliser les rebuts de cette fameuse porcelaine de Limoges a été soumise à Colas par un chef d’agence. Ce dernier gère une plate-forme de recyclage de tout ce qui provient du BTP ; sur l’ensemble des déchets, la porcelaine représente 200 à 300 tonnes par an.

En partant de ce constat, l’entreprise Colas Sud-Ouest a réalisé pour la première fois un chantier d’enrobés à base de porcelaine. Elle a mis en place un système de collecte chez plusieurs porcelainiers afin de réutiliser cette matière première sur ses chantiers. Son laboratoire de Colas Sud-Ouest à Condat (Haute-Vienne) a mis au point une formule d’enrobés chauds, composée à hauteur de 30 % de granulats de porcelaine. Objectifs : éclaircir le revêtement et apporter une touche esthétique à la chaussée. Pari réussi avec trente tonnes d’enrobés « porcelaine » réalisés sur un plateau piétonnier de l’avenue du Midi, à deux pas du vieux Limoges.

Colas est une entreprise habituée à ce mode de recyclage : ses équipes utilisent déjà des coquilles d’huître dans la composition de peinture de marquage routier. Autre forme de recyclage : le Scintiflex, un enrobé très original, incluant des particules de verre-miroir concassé qui réfléchissent les lumières. Il permet de différencier visuellement des zones particulières de la voirie pour renforcer la sécurité routière et valoriser des sites prestigieux ou touristiques. Il est utilisé dans de nombreux endroits en Suisse, en France, près la gare de Genève.

limoges porcelaine

« Nous avons d’abord effectué des tests en laboratoire sur ces enrobés à base de porcelaine afin de tester différents facteurs comme la sécurité, l’adhérence et la distance de freinage. Nous avons ensuite effectué des tests en conditions réelles. Ceux-ci sont concluants et cumulent trois avantages : ce process est esthétique (plus le véhicule circule sur la route plus celle-ci s’éclaircit) ; économique (diminution de l'intensité lumineuse des lampadaires) et  écologique (matériaux recyclés). », précise Rémi Colin, chargé des media, RP et réseaux sociaux Colas. « L’idée est de diminuer l’intensité lumineuse des lampadaires et, par conséquent, la consommation d’énergie. »

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