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Le moteur de recherche de Google, avec des flèches

RGPD : à qui profite le crime ? À Google, bien sûr !

Le 1 juin 2018

Pour la plupart, c’est plutôt une contrainte qu’autre chose. Pour Google, en revanche, le RGPD s’annonce comme une bonne manière d’asseoir sa supériorité face à ses concurrents.

Ça ne vous aura pas échappé : le RGPD est entré en vigueur. Entre autres implications, les annonceurs qui souhaitent faire de la pub ciblée doivent s’assurer du consentement des internautes.

>> Le RGPD pour les nuls en 5 minutes chrono

Comme le rapporte le Wall Street Journal, cette contrainte pourrait en fait être une belle aubaine pour Google : la firme de Mountain View parvient en effet à obtenir ces consentements bien plus rapidement – et à des taux bien plus élevés – que ses concurrents.

Par ailleurs, Google tend à privilégier les publicités qui proviennent de sa propre place de marché, dans la mesure où celle-ci respecte le RGPD à la lettre. Un bon moyen d’éviter les pénalités liées au non-respect des règles, mais aussi de s’assurer la plus grosse part du gâteau : en étant très stricte, Google peut refuser allègrement de diffuser les publicités qui viennent de places de marché concurrentes – et plus petites -, en affirmant qu’il est impossible de vérifier si les internautes ont donné leur consentement ou non.

Un constat que les régies n’ont aucun mal à confirmer : Luc Vignon, DGA de Régie 366, explique au Wall Street Journal que même s’il est tôt pour tirer des conclusions, les équipes témoignent « d’une augmentation des ventes sur la plateforme de Google en parallèle d’un déclin généralisé ».

Alors que certains pensaient que le RGPD serait un bon moyen d’égaliser les choses, l’écart semble en réalité se creuser.

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