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Dans la série Mad Men, le personnage de Peggy quitte l'agence, avec un carton et une cigarette

Qui sont ces gens qui quittent les agences ?

Le 31 août 2018

« Moi je fais ça pendant 5 ans, après je pars élever des chèvres dans le Larzac ». Simple cliché ? Certains publicitaires n'hésitent pas à tout quitter pour se lancer !

On aurait aimé pouvoir sortir une statistique à graver dans le marbre, du type 75% des gens qui quittent les agences le font à cause de la couleur de la moquette. La réalité, c’est que les raisons qui motivent à partir sont multiples : manque de reconnaissance, horaires compliqués, envie d’ailleurs, recherche de sens, relations délicates avec les annonceurs… Les expériences se suivent et ne se ressemblent pas !

« Ce n'est pas le métier qui ne me plaisait plus, mais la manière de le faire : j'étais une ligne sur un tableau Excel. »

Manon Posty Sworowski garde un souvenir un peu amer de ses années en agence. « J’ai été embauchée directement après l’école et une alternance chez Ogilvy. J’y suis restée 6 ans ». Celle qui a fini cheffe de projet décide de quitter le milieu pour plusieurs raisons : trop de pression, trop de travail, et pas assez de reconnaissance. « Les managers te pressent, les timings sont de plus en plus serrés. Un jour je me suis simplement demandé pourquoi je faisais ça, ce que ça m’apportait. Tout le monde profitait de mon énergie, et de mon côté je ne m’épanouissais pas ». Dans cette course au « toujours plus » loin de lui convenir, elle a saisi l’opportunité d’une rupture conventionnelle. « Je me suis posé la question d’aller voir dans les autres agences. Mais repartir de zéro, devoir refaire mes preuves pour le même résultat… Non merci ».

Petit à petit, certaines de ses connaissances ont besoin de ses savoirs en communication. « Au départ je faisais ça de façon informelle, gratuitement. Puis je me suis dit que je pouvais essayer d’en vivre en parallèle de mon chômage ». Devenue freelance, elle accompagne les marques et les créateurs sur des sujets de communication. « Je me suis associée à deux projets en particulier, l’un dans la mode et l’autre dans la formation en entreprise ».

Ce qu’elle apprécie le plus dans sa nouvelle vie, c’est la liberté de choisir des clients dont elle partage les valeurs. « Je travaille différemment parce que j’ai envie de vivre différemment. Je ne considère pas le travail comme quelque chose qui doit être subi, mais comme une activité qui doit nous permettre de mieux vivre en faisant si possible ce qu’on aime. C’est un équilibre à trouver ». Elle confie que chez Ogilvy, elle en était venue à penser qu’elle n’aimait plus son métier. « J’ai hésité à me reconvertir en architecte d’intérieur. Puis le free s’est imposé à moi, et je me suis rendu compte que ce n’était pas le métier qui ne me plaisait pas, mais la manière de le faire : je n’étais qu’une ligne sur un tableau Excel ».

À 31 ans, elle n’envisage pas de retourner en agence… ni de se re-salarier dans n’importe quelle boîte. « Je n’ai pas d’enfants à l’heure actuelle – peut-être que la sécurité du salaire me fera revenir dans ce système, mais je le vivrais comme un échec ». Elle admet pourtant que la liberté de sa nouvelle condition se conjugue avec quelques inconvénients : « pas de congés mat’, pas d’arrêts maladie, le stress au quotidien… tu ne peux compter que sur toi-même. Mais je ne suis pas prête à renier ça : ce que je fais, je le fais pour moi. Pas pour quelqu’un qui pense pouvoir me remplacer d’un claquement de doigts par quelqu’un de moins chiant ou de moins cher ! »

Loin d’imaginer sa vie professionnelle comme linéaire, elle envisage tout à fait la possibilité de se lancer dans de nouvelles aventures. « J’ai eu du mal à prendre cette liberté-là. Mais maintenant que je l’ai, je suis prête à recommencer. Tout est possible, il y a toujours une solution ! »

« Les annonceurs ne sont pas respectueux du métier. »

Pour Mary Castel, créatrice de la ligne de vaisselle haut-de-gamme Maison Fragile, l’histoire est différente. Pour elle, la pub, c’est quelque chose de naturel – notamment grâce à sa tante qui, employée chez BBDO, l’emmenait au bureau lorsqu’elle était petite. Après des études en école de com’, elle enchaîne les expériences auprès de figures qui la marquent : Christophe Lichtenstein, Anne-Cécile Michaud, Olivier Mathiot, Gabriel Gaultier et plus récemment, Pascal Grégoire. Au bout de 18 ans dans le milieu, elle trouve le métier un peu frustrant. Ce ne sont pas les week-end passés à l’agence – elle confie d’ailleurs que son fils était présent dans ces moments – ni les longues soirées qui l’ont usée. « C’était de passer des heures carrées avec des annonceurs pas audacieux, qui posent des milliards de questions autour de détails absurdes, alors que la seule question qui compte, c’est celle du sens ».

« Tu bosses avec des clients, mais tu n’as aucune vision globale. Disons que tu construis les rails pour un train à bord duquel tu n’embarques pas ». C’est cette envie d’être au cœur des projets qui lui donne l’envie de monter son entreprise. « En travaillant sur une compétition pour Labeyrie, je me suis intéressée de près au sujet de la gastronomie et de l’art de la table ». Des recherches qui réveillent une tradition familiale : les arrière-grands-parents de Mary Castel vendaient en effet « l’excellence de la porcelaine de Limoges » dans leur boutique de la rue de Paradis. « Ça a été un vrai déclic : j’ai commencé à faire le tour des grands restaurants en France et en Europe. Et je me suis rendu compte que ces établissements, qui mettent un point d’honneur à créer une cuisine unique, utilisent tous la même vaisselle ». À 42 ans, après un master en e-commerce à Dauphine, elle présente son projet à son entourage et implique toute sa famille : son père devient Président et DAF, son frère graphiste, son oncle juriste. Quant à sa « famille » d’agence ? « Je me suis associée avec plein de gens du métier : Pascal Grégoire, Olivier Mathiot, Isabelle Fossecave, Vincent Karachira… »

De ses années pub’, Mary ne garde aucune rancœur. « Mon expérience m’a donné un réseau, une rigueur créative, des contacts… Sans être passée par là, je ne pourrais pas faire ce que je fais aujourd’hui : d’une certaine façon, je suis toujours cheffe de projets. Mais de mes propres créations, avec une vision globale »

Aujourd’hui, elle n’est pas fermée à une nouvelle aventure en agence. « Encore une fois, ce n’est pas l’agence qui me pose un problème, mais les annonceurs qui sont pénibles, qui prennent trop de temps pour aboutir les décisions. Il y a une forme d’irrespect vis-à-vis du travail fourni. Et je ne veux pas retrouver ça. Je sais ce que je veux, et où je veux aller : il faudrait une agence capable d’avoir un impact global sur les sujets ».

« En tant que créatif, on a l'impression que 70% du travail part à la poubelle. »

Quand Joris Tripier-Mondancin commence dans la publicité, il ne pense pas forcément à l'avenir. « Mon parcours était assez logique, et je ne me posais pas la question de l’après ». Au bout de 7 ans, il a envie d’un retour aux sources, à sa région et à ses montagnes. « J’ai commencé à me poser des questions ». Il mesure sa chance d’avoir pu travailler sur des budgets comme celui de la sécurité routière chez la chose, mais aussi sa frustration. « En tant que créatif, on a l’impression que 70% du travail part à la poubelle, et sur le peu qui sort on est rarement content de A à Z ». En parallèle, il s’interroge sur le sens de son métier. « En arrivant à Paris, j’ai perdu énormément de choses : la nature, la randonnée, le ski… Au début, on se donne à fond donc on ne s’en rend pas compte tout de suite. Mais à un moment donné, c’est fatiguant ».

Décidé à ne pas atteindre un point de rupture et finir par détester son métier, il fait germer son nouveau projet : celui de devenir guide de montagne. « J’ai conscience que ça fait un peu cliché du publicitaire qui va élever des chèvres ! » Dans les faits, il compte continuer à baigner un peu dans la créa, en tant que freelance pendant les deux années de formation qui l’attendent, par exemple. « Je ne suis pas du tout dans une démarche de rejet, mais j’ai l’impression d’avoir fait le tour du truc. S’il m’arrive un pépin physique, je peux être amené à y revenir ».

Le changement est évident, mais Joris n’est pas effrayé pour autant. « J’ai toute une liste de randonnées obligatoires à faire avant juillet. Je suis super optimiste et content de partir dans cette direction ! C’est sympa de repartir de zéro, je vais apprendre plein de nouvelles choses et rencontrer des gens qui viennent de milieux super différents ». Côté personnel, sa compagne le soutient dans son aventure. Celle qui travaille aussi en agence garde son job pour le moment – « dans deux ans, on choisira où l’on s’installera » -, tandis que Joris fera des allers-retours entre Paris et son lieu de formation, qui fonctionne par modules.

L’aventure l’excite. « Je bossais en binôme, mais nous étions dans notre coin. Là, je vais accompagner, transmettre des connaissances, apporter une expérience à des gens. Ce sera plus une histoire de partage ».

« En agence digitale, à 30 ans, tu commences à être vieux. »

Clémentine Clerval a d’abord travaillé chez l’annonceur avant de rejoindre le monde des agences, chez Dagobert d’abord puis Uniteam, où elle prend le virage du numérique. « L’humain, en agence, est un moteur très puissant. Ensemble, on arrivait à faire de belles choses. J’étais particulièrement boostée par ce subtil travail de groupe ». Tout son parcours s’est fait au feeling, mais elle sait dès le début qu’il lui fallait trouver une autre voie. « Je ne me voyais pas vieillir dans ce métier : le rythme était trop intense, on nous demandait la quadrature du cercle ». En 2013, elle quitte cet univers, qui commence à accumuler les incompatibilités. « Les agences digitales, c’est un milieu assez jeune. À 30 ans, on commence à être vieux ». Clémentine a deux enfants, un mari qui voyage beaucoup, et tout un portefeuille de clients à gérer en parallèle des appels d’offres et des équipes. « Qui dit appels d’offres dit nocturnes, ça devenait compliqué ».

La restriction des budgets de communication en période de crise entraîne un cercle vicieux – délivrer plus pour moins, un marché de plus en plus compétitif « avec de très gros acteurs qui ratissent les gros budgets et les agences moyennes ou plus petites qui prennent ce qui reste ».

Elle considère les agences comme de fascinants laboratoires humains. « Il y a beaucoup de profils différents qui doivent avancer dans le même sens. L’expérience a nourri ma réflexion et mon cheminement vers le coaching ». Elle-même coachée à ce moment-là, elle comprend l’importance d’une personne extérieure pour tirer les ficelles, adopter une posture plus confortable. Le stress impulsé par la pression des plannings, des livrables, et la dépense de temps et d’énergie au service des marques au détriment de sa famille… autant d’éléments qui la poussent à chercher une activité pour se réaligner avec ses valeurs. Aujourd’hui, elle a lancé son entreprise, smood-coaching, et gère son planning comme elle l’entend. « Avoir une activité tout en continuant de m’occuper de mes enfants, c’était une équation complexe à résoudre ». Le paramètre important de l’équation, c’est que le salaire de son mari leur permet de vivre. « C’est un vrai luxe, que je mesure vraiment. Pour autant, j’ai toujours bossé et été financièrement assez autonome, et c’est important pour moi de regagner cette indépendance. J’y suis presque ! »

La liberté est un élément très fort dans sa nouvelle vie professionnelle, qu’il s’agisse du lieu où elle travaille ou de la durée de ses vacances. Elle a conscience qu’aujourd’hui, c’est compliqué de se dire que l’on fera le même métier toute sa vie, mais admet que c’est la première fois qu’elle se sent « en ligne » avec son activité. « Je n’envisage pas encore de reconversion, en revanche je ne m’interdis pas d’envisager plus tard le métier différemment »… Quant à savoir si elle pourrait retourner en agence, les conditions qu’elle pose sont claires ! Dans son monde idéal, « les clients n’ont pas le droit de faire plus de 3 retours créa, les ressources en interne sont suffisantes et disponibles au besoin, les budgets importants, et il serait possible de refuser les mauvais briefs clients ».

Commentaires
  • Article super intéressant ! Merci. Le seule problème est que les annonceurs et les boss à la tête des agences non plus, trop occupés à trouver des détails pour l'un et à pourrir la vie de leur équipe pour les autres. Vous pouvez l'imprimer et leur envoyer par courrier ? 🙂

  • En lisant ces commentaires, on se rend compte surtout que c'est le climat dans lequel ils évoluaient qui est malsain. Le problème ne vient pas des annonceurs, c'est normal qu'ils demandent toujours plus de boulot pour moins d'argent, en moins de temps, c'est le rôle d'un acheteur. Le problème c'est que les directions d'agences ont un jour dit oui (en raison du contexte économique ou autre), et qu'elles saignent aujourd'hui leurs salarié.e.s au lieu de mettre des barrières aux annonceurs. Perso l'agence de comm' (groupe anglais) dans laquelle je suis au planning strat me paye bien, ne me fait pas faire des nocturnes à répétition, respecte les horaires de travail et nous défend face aux clients au lieu de vendre notre peau. Les clients comprennent, sont moins relous et réfléchissent davantage avant de nous envoyer un brief bâclé. Ça change tout, on bosse mieux, on a des putains de résultats et tout le monde est content.

  • Je travaillent chez les méchants annonceurs.
    Mais je travaille avec des agences qui savent me dire non je demande trop ( par rapport au devis initial.
    Qt au manque d'audace, faut pas tt confondre. Les boites historiques (bref, pas des pur players) ont un rapport au risque bcp plus mesuré...donc oui l'audace ce n'est pas leur fort. Mais comme tjs ne melangeons pas. Les annonceurs, ca veut rien dire.

    Ce à quoi je ne renoncerai jamais en en tant que communicante chez l'annonceur, c'est au fait de vouloir comprendre, de poser des questions, d'aller ds les détails, demander des choses audacieuses mais qui pas non plus viennent plomber ma marque ou produit ! C'est mon job de faire ce garde fou!
    Qd tu mets 200k€ voire plus...je suis en droit et en.devoir de m'assurer que l'agence va être au rdv

  • Article certes intéressant mais après plus de 20 ans d’agence de tous formats la vraie problématique est liée à la formation de jeunes chargés .ees de projets Sunil veulent absolument faire du Conseil auprès de chefs d’entreprise quant dans le même temps, ils son tout simplement incapables de connaître ne serait-ce que l’organisation structurelle d’une entreprise ou les différentes formes juridiques qu’elles peuvent prendre. Et je vais être gentil mais cela d’appluque Pour des écoles de pub « classiques » et pour de prestigieuses écoles de commerces. Du coup, leur valeur ajoutée dans le Conseil est nulle. Il y a là un véritable problème de formation à la chose économique. Je me souviens d’un premier contact avec la star du champagne dans le milieu des années 90 qui en fin d’entretien (brillant de ma part) me Pisa cette simple question « au fait M. X, c’est quoi pour vous le marketing ? «  bredouillant car déstabilisé, je suis reparti de Reims et je n’ai plus jamais entendu parler de ce nom corse résonne encore à mes oreilles... ou de cette autres chimistes mondialement connu qui renvoya le contrat rédige en disant à mon Patron » je ne signe pas les torchons ! » eh oui, la formation toutcestlà et c’est seulement après lorsque nous respecterons la règle des « 3 IR » irréprochable, irréfutable, irremplaçable, que nous pourrons commencer à éduquer les annonceurs. J’en suis maintenant et toujours attentifs à ces sujets.

  • Il y a en effet un très gros souci entre les agences et leurs clients, ces derniers oublient souvent qu'il s'agit d'une collaboration et non d'une simple relation de prestation. De par mon constat, et je parle du cas de l'Algérie,les annonceurs s'appuient trop sur les agences au point de croire qu'elles leur doivent tout. Naturellement, l'agence aussi à son rôle à jouer, mettre un holà quand il le faut, chose qui est rarement fait parce qu'on nous a toujours chanté que le client était roi.. un peu trop roi, au point de démotiver ses propres équipes

  • Mais ouiiiiii : marre de ces appels d’offres avec brief de merde pondus une veille de jour férié à rendre pour avant-hier pour s’entendre dire «Finalement, on va travailler avec notre agence référencée... » FUCK

  • Ayant travaillé en agence et actuellement chez l'annonceur. Il y'a en effet un réel problème. Je pense que le problème est que certains dirigeants d'agence ne prennent pas le temps de comprendre le réel besoin de l'annonceur et que certains annonceur ne savent pas exprimer leurs besoin ou changent d'avis à tout vents...Les deux parties doivent essayer de se comprendre l'une l'autre de parler le même langage avant d'avancer sur un axe ou sur un autre...ça éviterait beaucoup de travail jeté à la poubelle, de déception ...

  • Et oui... au final, tout cela veut simplement dire qu'il y a un manque réel de COMMUNICATION entre annonceurs et agences, entre dirigeants et équipes, entre chef(fe)s de projets et créa !!!

  • Gnagnagnagna. Qui sont ces gens qui quittent les Agences ? Quels sont leurs réseaux ?

    On est en agence parce qu'on aime ça ! Et si tu aimes pas, tu vas trouver un autre taf qui te convient.

    Critiquer pour critiquer c'est moyen.

  • Bonjour. Merci pour vos articles. Je voudrais me lancer dans le vide, c'est à dire voler de mes propres ailes. Que faire exactement. Je bosse encore en agence. Pas de salaire confortable malgré les années qui passent. J'aime mon metier.Merci pour vos conseils.

  • Éloquent, voire éreintant tant j'y voit de sacrifice professionnel, familial et finalement humain. Pour autant, les profits pour les personnes morales que sont les agences et les annonceurs (et les écoles) sont bien là, dans la poche des mêmes actionnaires qui mangent à tous les râteliers (attention, vous êtes peut-être vous-mêmes actionnaires de par votre petit contrat d'assurance vie). Bref, on parle de communiquer, de négocier. Non, il faut s'intéresser, cultiver notre curiosité et devancer les brief et autres retours en rapprochant les acteurs du projet d'où la nécessité d'avoir des personnels compétents donc bien formés donc capables de prendre le recul nécessaire pour poser les limites.

  • Bravo, vous venez de résoudre le problème du chômage : le travail c'est du temps de subordination contre rémunération. TOUTES les heures supplémentaires effectuées ont-elles été payées, en tenant compte des majorations et récupérations?

  • Le vrai problème est le non paiement des heures supplémentaires. Si elles étaient payées, il y aurait moins d'abus !
    Ha oui, et tous ces chefs de projet qui sortent d'une école de "moi j'veux être le chef", et qui ne connaissent rien au métier...

  • J'ai commencé en agence et je sais que je n'y reviendrai plus jamais. Il y a un réel manque de considération des supérieurs envers leur consultants, le premier témoignage étaye parfaitement cela, tu es une ligne dans un Excel qui a du temps ou pas.
    Et ne parlons pas des salaires ridicules que les agences proposent, exploitant jusqu'au bout la loi de l'offre et la demande.

  • il me semble que le free-lance peut vivre le même manque de reconnaissance de son travail.... être payé en retard et remplacé par moins cher ou davantage dispo en short time... devoir supporter ses clients mal organisés ou mal lunés... bref la solution n'est pas dans le statut prof. mais dans la capacité de changer la donne en étant fort collectivement face à ceux qui se croient tout permis...

  • Sympa cet article et très bonne analyse. Il existe depuis quelques mois un groupe Facebook a ce sujet : Je travaillais dans la publicite/communication/media...
    Quelqu'ait été la motivation, on a tous sauté le pas 🙂

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