ADN Botanique

L'ADN pour tracer la provenance des produits

Le 19 déc. 2016

Loin devant le code barre, les puces RFID, le marquage de l'ADN serait le moyen le plus efficace de tracer la provenance des produits.

La plateforme technologique s'appelle SigNature DNA et se présente comme une technologie impossible à tromper. En analysant l'ADN botanique de produits naturels tels que le coton ou celui de produits transformés, l'entreprise permet donc de tracer et de sécuriser la provenance des matières pour l'entreprise mais également pour le consommateur final.

Un enjeu de taille dans l'industrie du textile comme le précise le Dr. James A. Hayward, President et CEO d'Applied DNA Sciences dans un communiqué :

« L'industrie du textile connaît une pression grandissante pour fournir des produits de haute qualité à des prix compétitifs. Cette guerre des prix peut conduire à des compromis sur la chaîne de production (...) Assurer la qualité dans une chaîne production est quelque chose de complexe, et trop souvent sous-estimé. Cela ne demande pas seulement une implication en termes de temps et de ressources mais la conviction que si vous démarrez avec la fibre la plus pure, le réseau de production fera tout pour la conserver pour qu'elle produise la meilleure qualité possible comme la nature l'a souhaité ».

Comment ça marche ?

En complément ou en substitution d'un code barre ou d'un système RFID, la société propose donc de marquer l'ADN de ces produits de façon génétique. Le cheminement pourra ensuite être suivi sur une plateforme hébergée dans le cloud.

Ce marquage génétique permet donc aux marques d'éviter des scandales comme celui du distributeur Target cet été. La marque commercialisait des taies d'oreillers en assurant qu'il s'agissait d'un coton égyptien premium avant de se rendre compte que ceux-ci étaient en réalité de faible qualité. 750 000 pièces étaient concernées. Pour palier à cette erreur, la marque a mis en place un dispositif de remboursement pour toutes les taies d'oreillers de ce modèle achetées entre août 2014 et juillet 2016.

Le quotidien El Espanol, précise également qu'à termes, ce type de marquage pourrait permettre d'identifier si le coton provient d'une zone où l'esclavagisme ou le travail des enfants est fréquent.

On ne fait pas mentir l'ADN...

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