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Robert de Niro, dans le film The Intern

Intel accusé de supprimer les emplois des plus âgés

Le 28 mai 2018

Vous avez dit discrimination ? D’anciens employés de l’entreprise affirment avoir été licenciés à cause de leur âge.

Les vieilles entreprises de la tech aurait-elle peur de prendre un coup de vieux face à tous les petits nouveaux ? 

En mai 2016, Intel a renvoyé 2 300 personnes, dont l’âge moyen était de 49 ans - soit 7 ans de plus que l’âge médian des collaborateurs et collaboratrices restant en poste. Les principaux intéressés n’ont pas manqué d’engager des actions légales au motif que l’entreprise ferait preuve de discrimination envers les plus âgés.

Deux ans plus tard, l’U.S. Equal Employment Opportunity Commission serait en train d’essayer de trancher, selon un document que s’est procuré le Wall Street Journal.

De son côté, Intel a déclaré que ces départs devaient booster son évolution, et lui permettre de ne plus être qu’une entreprise « de l’industrie des PC », afin d’embrasser les objets connectés et le cloud. Dans un communiqué cité par le Wall Street Journal, les équipes se défendent des accusations : « Des facteurs tels que l’âge, la race, l’origine, le genre ou d’autres données personnelles n’ont pas fait partie du processus de décision ». Néanmoins, si l’EEOC estime qu’il y a en effet eu discrimination, l’entreprise risque un recours collectif : depuis 1967, l’Age Discrimination in Employment Act interdit toute discrimination envers les personnes âgées de 40 ans ou plus – à noter qu’en France, le motif discriminatoire de l’âge est inscrit dans le Code du travail depuis 2001.
Intel n’est pas la seule société à être dans la tourmente : l’EEOC investiguerait aussi du côté d’IBM. De son côté, en 2016, Google était poursuivi pour discrimination envers les ingénieurs de plus de 40 ans.
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