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© Photo by Perry Grone on Unsplash

Intrapreneuriat : et si vous laissiez vos salariés changer le monde ?

Le 14 juin 2019

Fort du succès de sa première édition, CGI remet le couvert pour la saison 2 de son Innovathon. Elles seraient plus de 50 entreprises à s’y mettre. Mais qu’ont-elles toutes à s’engouffrer dans la brèche de l’intrapreneuriat ? Focus sur les prémices et l’avenir d’un concept que tout le monde s’arrache…

Né dans les années 70, l’intrapreneuriat vit peut-être le début de son âge d’or. Pendant que les start-up multiplient les levées de fonds, les entreprises, elles, se lancent dans des hackathons et autres programmes d’intrapreneuriat pour se la jouer aussi agiles et créatives que leurs petites sœurs. Il ne s’agit pas de les imiter, mais bien de chercher ce qui leur permettrait à elles aussi de générer de l’innovation et de la valeur. Chez CGI, on a mis les petits plats dans les grands en privatisant la maison de l’innovation sociale, Makesense à Bastille, pour la deuxième édition de l’Innovathon CGI. Mais pourquoi une deuxième édition ? Et pourquoi ce thème, Tech for Good ? « La première a été un succès. Cette année, on a voulu mobiliser l’ensemble des collaborateurs sur la démarche d’innovation avec une de nos priorités stratégiques, la Tech For Good », explique Christine Dollfus, Vice-Présidente Marketing et Communication de CGI. En quelques chiffres, cette année, l’Innovathon de CGI, c’est 15 000 personnes engagées au niveau européen, 1 600 personnes qui travaillent sur des projets, 416 idées retenues pour une sélection finale de 10 projets. 

L’intrapreneuriat, pour apprendre à entreprendre

« L’expérience est très agréable, on apprend à entreprendre alors que nous n’en avions pas forcément l’occasion au quotidien dans nos différents métiers. On a beau avoir des esprits créatifs et d’initiative, ce format nous permet de nous exprimer pleinement sur deux jours dans l’année. C’est une grande chance », raconte Netanel Gherabli, consultant en data analyse chez CGI qui travaille sur BlindSpot, une sorte de GPS augmenté pour personnes non-voyantes et malvoyantes. Même son de cloche chez Nadia Hermassi, consultante solution chez CGI : « Ce format permet de voir des scénarios qu’on n’aurait pas vus, de critiquer la solution. Au début on a eu une idée en tête et on constate à quel point elle a beaucoup changé ». 

L’intrapreneuriat, c’est bien, « for good », c’est mieux…

Selon une récente enquête Allianz France-Ifop, 59% des jeunes ne connaissent pas l’intrapreneuriat. Mais une fois qu’on leur explique, ils sont 95% à en avoir une bonne image. Résultat ? Airbus, Société Générale… à ce jour, il y a plus de 50 entreprises qui proposent des programmes d’intrapreneuriat en France. Et quand les programmes se mettent aux couleurs de la Tech For Good, les salariés abondent ! « La Tech For Good ? C’est tellement dans l’air du temps, il ne fallait pas autre chose ! Moi je suis très demandeur ! C’est important de réfléchir et d’essayer de valoriser plein de choses du quotidien qu’on ne voit pas forcément tout de suite mais une fois qu’on s’y met, on peut obtenir quelque chose qui aide les gens », explique Hervé Dutal, consultant solution CGI, appelé à la rescousse pour apporter son expertise en retail sur le projet DigitalBill, une solution de dématérialisation de tickets de caisse. 

Mais l’intrapraneuriat possède beaucoup d’autres atouts. Il permet aux collaborateurs de mieux se connaître, de partager et d’échanger des points de vue, de se challenger. Et quand les entreprises s’ouvrent sur l’extérieur, comme a pu le faire l’entreprise canadienne en invitant des spécialistes de la blockchain ou encore des pros de la propriété intellectuelle, l’innovation est au rendez-vous et ça, les entreprises l’ont bien saisi. « La diversité nous permet d’avoir des avis différents et cela nous permet d’aller plus vite pour faire avancer des idées », résume Silver Quettier, architecte technique chez CGI à Toulouse et un des lauréats de l’édition précédente.

La Tech For Good par l’intrapreneuriat, demain, the « new normal » ?

« Nous allons vite connaître un moment où de plus en plus de talents vont rejoindre des entreprises qui développent des projets à impact positif et faire de la Tech For Good le new normal », nous dit Analià Ramos, ingénieure informatique pour Positive Blockchain. La bénévole, spécialiste des solutions blockchain à impact, qui est venue donner un coup de main sur le hackathon de CGI, prédit un avenir où les entreprises qui arriveront à retenir des salariés entrepreneurs auront une valeur ajoutée et réussiront mieux que les autres. Surtout que demain, toujours selon l’ingénieure, les consommateurs seront extrêmement sensibles aux valeurs et aux projets à impact positif. De son côté, Jonathan Chevalier, chef de projet informatique chez CGI, imagine un avenir où il y aura plus d’initiatives à impact dans les entreprises, un management encore plus bienveillant et plus d’opportunités pour créer. Une évidence pour Christine Dollfus : « Ce format nous donne envie d’aller plus loin, notre objectif est de réconcilier business et sens, on dissocie trop souvent les deux ». 

Les collaborateurs CGI invités à brainstormer et développer des solutions à impact sur deux jours se sont régalés de la cuisine des Cuistos migrateurs, concoctée par des chefs réfugiés. Ils ont pu aussi se faire masser par des malvoyants sur la mezzanine de Makesense. Tout a été pensé pour les stimuler et leur donner à voir ce que sont des projets à impact. Mais ce que retiendront probablement les salariés de ce hackathon, c’est le sentiment de se sentir utile, de se découvrir, le temps d’un moment, capable de changer les choses et de contribuer à l’intérêt général. Et c’est peut-être pour cette raison que l’intrapreneuriat, demain, va exploser. 

« J’espère que demain, l’intrapreneuriat sera simplifié. Les gens ont plein d’idées mais c’est parfois difficile de les mettre en place aujourd’hui. Il faut des process plus simples pour aller chercher l’innovation là où elle est, travailler sur la notion d’échec et faire en sorte que demain, toutes les idées qui le méritent puissent voir le jour », projette Nicolas Viguier, analyste programmeur.

Pour découvrir les lauréats de la deuxième édition de l’Innovathon CGI, rendez-vous ici.

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