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We Are Social : portrait d’agence

« Il y a quelques années, on disait que les médias sociaux c’était de la techno. En vrai, c’est de la socio » . Sandrine Plasseraud présente son agence dans un portrait où les équipes et le consommateur sont à l’honneur.

« Pour quelqu’un de la com’, j’ai un parcours ‘’atypique’’ ». Sandrine Plasseraud a en effet passé 8 ans chez Renault, en France et au Royaume-Uni, avant de rejoindre le monde des agences « un peu par hasard ». En 2005, elle tombe sur un blog alors qu’elle cherche des informations marketing sur internet. « Je suis partie en cercle infini : je découvrais des trucs, c’était génial ». Elle ouvre alors le sien, anglé sur le buzz marketing, se passionne pour le numérique, crée des opérations de social media… « Forrester m’invitait à participer à des conférences, et c’est comme ça que je me suis faite repérer par le PDG de We Are Social ». Après un café, quelques entretiens et des échanges sur Twitter, elle rejoint l’agence en 2008, « quasiment à sa création ». A l’époque, la vision de We Are Social est de devenir la plus grande agence social media au monde. « Ça nous faisait rigoler, mais l’avantage d’avoir une vision ambitieuse, c’est que tu fais tout pour t’en rapprocher ». En 2009, elle ouvre le bureau en France.

 

« Ce qui fait de nous des êtres humains, ce sont les conversations. Voilà sur quoi se base notre approche Social Thinking ». L’idée centrale de We Are Social, c’est que les conversations ne se sont pas déportées en ligne, mais démultipliées sur toutes les plateformes. « Ce n’était pas toujours facile à expliquer : on a dû faire beaucoup de pédagogie auprès du marché et des clients ». La difficulté aujourd’hui : ne plus être uniquement considérée comme une agence social media : « les gens doivent penser à nous pour leurs recommandations stratégiques. Historiquement, les marques pouvaient se contenter de deux prises de parole par an, en print et en TV. Aujourd’hui, les gens sont ultraconnectés, en permanence. Le discours doit nécessairement changer »… et apporter de la valeur, certes à la marque mais aussi et surtout et au consommateur. « Nous sommes nés à l’ère du web social, et nous avons toujours voulu mettre les gens au cœur du sujet. C’est ça, le social thinking ».

Une croyance qui se retrouve dans la politique interne de l’agence : « on embauche les meilleurs, on veut faire du super boulot, mais avant tout dans une bonne ambiance ». Le filtre de recrutement, « c’est la passion, la gentillesse : on s’adresse à des gens, pas à des machines ». Les collaborateurs doivent savoir se remettre en question, réapprendre leur métier « qui change tous les jours ». Sandrine Plasseraud recherche 4 valeurs chez ses équipes : « avant tout, il faut être social : nous parlons à des gens, nous devons nous comporter comme une communauté. Ensuite, être honnête : il faut parfois savoir dire non, bousculer les clients, et refuser un brief si on n’y croit pas. Il faut savoir aller plus loin que la demande, la retravailler. Il est aussi important d’être inspirant : notre grammaire évolue tous les jours, on se doit d’être un guide pour nos clients et nos collaborateurs. Et enfin, c’est primordial, il faut être passionné ». Avant d’être accompagnée aux ressources humaines, Sandrine Plasseraud s’occupait du recrutement. « Je ne regardais aucun CV, uniquement le mail de motivation. Ce qui m’intéresse, c’est la motivation et l’expérience. L’âge ou l’école importent peu ».

 

L’agence a grandi et a dû se structurer, mais ne fonctionne pas en silos. « Les équipes sont agiles, c’est aussi ça le digital ». Pas question de devenir une structure où les collaborateurs sont anonymes. « On est répartis sur trois étages, mais le matin on prend le petit-déjeuner tous ensemble, tous les jeudis soirs on se retrouve pour présenter les nouvelles recrues, les actus de l’agence… Et après on prend un verre ! ». Autre point fédérateur : des groupes se créent par intérêt. « On a un réseau social interne. Les gens peuvent organiser des activités hors de l’agence : chaque équipe reçoit 10€ par mois par personne pour organiser une sortie à l’extérieur ». Mais ce n’est pas tout : tous les trois mois, des équipes se portent volontaires pour organiser des soirées et deux séminaires ont lieu tous les ans, un premier séminaire réservé à l’équipe française et un second avec les autres bureaux de l’agence basés en Europe. « C’est important de comprendre les fondamentaux et les valeurs de l’agence. Tout est naturel  ».

 

« Tout le monde se fait challenger. C’est notre métier, de challenger les marques : le monde bouge, on ne peut pas faire des choses qui ont déjà été faites ». Le principe de la communication a toujours été d’innover, mais pour We Are Social pas question de le faire sans mettre l’individu au cœur de l’idée. Le résultat, c’est que les annonceurs comprennent que le social media ne correspond pas à une plateforme mais à une nouvelle façon de penser la relation client. « La logique s’inverse : désormais il est acquis qu’on peut déployer de façon multicanale une idée intrinsèquement sociale ». Et c’est bon signe !

 

Retrouvez We Are Social sur son site web, Twitter et Facebook.

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