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LeCab : après le partage, l’automatisation

Le 3 oct. 2017

Difficile de s’en souvenir, mais avant 2012, nous n’avions pas d’alternatives aux taxis. Les VTC ont changé la donne, et pour LeCab, le futur ne s’arrête pas là.

Benjamin Cardoso LeCab

Les débuts de LeCab : une alternative haut-de-gamme aux taxis

Lorsque Benjamin Cardoso fonde LeCab en 2012, il cherche à combler un vide sur le marché français. « Le marché de la mobilité était monopolisé par les taxis, à Paris ». A l’époque, il revient de Londres, où « pour 20 000 chauffeurs de taxis il y a 70 000 VTC ». A ce constat s’ajoutent les travers que chacun connaît : les prix discutables, les prestations parfois médiocres, et les détours contestables de chaque course. « C’est ainsi que j’ai lancé LeCab, avec ce qui reste aujourd’hui notre produit principal : un service de réservation de VTC ». L’offre est standardisée : le prix est fixé au moment de la réservation, le client monte à bord d’une Peugeot 508, équipée d’un iPad et conduite par un chauffeur formé.

 

Vers des transports en commun à la demande

Pendant les premières années, la croissance est très forte : LeCab est prisé d’une clientèle B2B aussi bien que B2C. En 2016, Keolis entre au capital. « Nous avons une vision commune sur le futur de la mobilité ». Si la première étape visait à créer une offre importante sur le marché de la voiture avec chauffeurs, la seconde consiste à partager les trajets. « Nous sommes en plein dedans. Le service permet de faire baisser les prix, et d’entraîner une diffusion plus importante auprès de nos utilisateurs ». En ligne de mire : la voiture autonome, qui permettra de dessiner un chemin commun avec les acteurs du transport public. « Nous avons l’envie d’évoluer ensemble sur le terrain de la mobilité à la demande ».

Une envie qui se traduit par une nouvelle offre low cost, miniCab. « LeCab a conservé sa promesse historique : une prestation de qualité élevée et constante. Mais le marché du VTC a développé une activité parallèle, où les critères de prix et de disponibilité sont devenus plus importants que la qualité ».
Le rapprochement avec la startup israélienne Via s’inscrit aussi dans cette nouvelle approche de la mobilité. « Nous allons vers un transport public à la demande ». Les équipes ont un algorithme unique. « Aujourd’hui, si un véhicule est partagé, on a l’impression de faire le tour de la ville avant d’arriver à bon port. Avec Via Plus, les passagers rejoignent la voiture sur son trajet – l’algorithme prenant en compte le temps de marche ». Par ailleurs, le tarif est fixe, et faible : 5 euros. « C’est une technologie de pointe, nous voulions absolument conclure un partenariat avec eux ». Lancée en avril 2017, l’offre connaît un grand succès.

Nous voulons vraiment être innovants sur le marché de la mobilité, avec la volonté de continuer à porter cette dynamique. Nous sommes constamment à l’affût de ce qui se fait, de ce qui existe sur l’écosystème des startups et de la tech.

- Benjamin Cardoso

Une offre plus écolo, mais encore des freins au tout électrique

Parmi les préoccupations de Benjamin Cardoso, l’écologie est un sujet majeur. « L’utilisation de voitures à la demande permet déjà de répondre à cet enjeu. Un chauffeur pourra transporter 15 personnes dans une journée. Le partage de véhicule va un cran plus loin : on peut compter 30 à 40 personnes par véhicule ! ». Des usages qui permettront de diminuer l’impact du CO2, mais aussi du trafic. « En ligne de mire, nous avons évidemment les voitures électriques », dont le principal obstacle restent aujourd’hui les infrastructures. « Il faut qu’un chauffeur puisse recharger son véhicule rapidement, pour qu’il ne perde pas de chiffre d’affaires. Ce n’est pas possible actuellement, mais d’ici les 2 ou 3 prochaines années, les grandes villes auront assimilé ces pratiques ».

 

La révolution de la mobilité suit son cours, et LeCab compte bien ne pas rester statique. « Le pari n’est jamais gagné : il faut continuer d’avancer jusqu’à la voiture autonome ». Pour ce faire, Benjamin Cardoso souhaite se rapprocher des meilleurs. « L’innovation n’a pas de frontières ; à nous de faire en sorte que la France puisse se positionner auprès d’acteurs internationaux pour gagner des parts de marché ! »

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