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Human to Human : portrait d'agence

Jérôme Delaveau, Directeur Général de Human to Human, nous présente son agence. Des débuts du web à l’explosion des réseaux sociaux, retour sur une expérience qui privilégie l’humain.

L’histoire de Jérôme Delaveau et du digital commence dès 2001. A l’époque, il crée une entreprise dédiée à un « métier déjà promis à un bel avenir » : la veille des conversations sur internet. Il rencontre plus tard Jérôme Wallut et Rémi Guilbert et créent ensemble l’agence Human to Human. « Notre conviction était déjà d’appréhender le digital à travers la conversation ». Plutôt que de réputation, on parle d’intelligence économique. « Les gens concernés par ce marché sont plutôt des militaires, ou des personnes préoccupées par la sécurité industrielle. A ce moment-là, le web est considéré comme une menace : n’importe qui peut dire n’importe quoi et influencer votre cours de bourse ».  

Mais pour l’agence, le web n’est pas une menace mais bien une opportunité. « Il commençait à naître des conversations entre internautes sur des sujets très passionnels ». Les équipes savent que ces conversations orientent les décisions d’achat. « Nous avions un nouveau moyen de connaître les audiences et les publics ». L’agence conseille ses clients, les directions de communication : il faut adapter les messages. « Les gens des études nous disaient qu’on n’était pas représentatifs de leurs clients, qu’ils connaissaient leur consommateur-type. Mais nous proposions une écoute plus attentive : il ne s’agissait pas d’un panel d’acheteurs, mais d’influenceurs ». La complémentarité naturelle entre les RP et l’activité de l’agence pousse Human to Human à se rapprocher de Hopscotch. « Le digital correspond à l’évolution des métiers ».

 

Au départ, l’agence se concentre sur « la veille de l’opinion ». « On allait voir des grandes marques, et on a su fidéliser des groupes importants en leur proposant des audits de conversation à un instant T. Il y avait un réel poids du verbatim : en montrant tel quel ce que les internautes disaient des marques, les directions de communication pouvaient se rendre compte de l’ampleur des conversations ». Les marques prennent conscience de la temporalité du web, « on pouvait leur faire un retour en 24h après le lancement d’une offre ou d’un produit, contre 1 mois pour une étude quali ».

 

Face au flot d’agences similaires qui s’est mis en place à partir de l’explosion des réseaux sociaux, Human to Human adopte un positionnement basé sur le digital et le corporate. « Ce qui nous plaît, c’est la dualité entre ces territoires qui ne cohabitaient pas jusqu’alors. Une prise de parole corporate doit être claire, pertinente, faite de preuves et de témoignages durables. Or le web est organique : c’est un espace de vie qui évolue tout seul, que la marque y soit présente ou pas ». L’agence s’efforce donc de proposer des diagnostics cohérents, pour capter l’attention dans l’instantanéité du web afin d’emmener l’internaute sur un contenu durable.

 

« On croit à la force de l’humain : on ne s’appelle pas Machine to Machine ». Jérôme Delaveau met en avant la relation sur le web entre êtres humains. « Il y a de l’intuition, une écoute active. On ne restitue pas de la data brutes collectées par des outils : il est important de les trier sous le prisme des opportunités de communication, des actions ».

 « Tous les gens qui font des check-in pour dire qu’ils sont en train de faire les courses dans telle ou telle enseigne, ça n’a aucune valeur ». Jérôme Delaveau insiste : toutes les « conversations » ne sont pas bonnes à utiliser pour les marques. « Il est plus intéressant de se concentrer sur les parties prenantes. Il faut choisir les personnalités clés : on ne parle plus d’opinion mais de réputation ». Les marques ont besoin de spécialistes pour gagner en puissance et en cohérence…

 

Retrouvez l’agence sur son site web et sur Twitter.

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