premium 1
premium1
Judith Rivier Pierre Beffa

Blackbird : la grande agence des petites entreprises

Le 23 sept. 2016

« Au-delà de gérer des marques, nous voulons driver des business ». Judith Rivier et Pierre Beffa présentent Blackbird, l’agence (de DDB) dédiée aux PME et aux startups.

Blackbird, c’est d’abord l’histoire d’un projet. « Quand nous nous sommes rencontrés avec Judith, nous avons partagé l’essentiel : une même vision du métier », explique Pierre Beffa. De leurs années à collaborer chez DDB est née une idée : celle de proposer une offre dédiée aux PME et aux startups. « Ce sont des clients qui peuvent parfois avoir peur des grosses structures, alors que nous avons les moyens de les accompagner ». Pour Judith Rivier, il s’agit de combiner réactivité et créativité. « Nous avons construit une promesse double : nous voulons que tous les annonceurs, quelle que soit leur taille ou leur renommée, puissent bénéficier de notre expérience et de l’exigence créative du Groupe ». Pas question de proposer une alternative low-cost qui desservirait les équipes et les annonceurs : « nous voulons simplement lever des freins ». S’adressant exclusivement à des acteurs qui ont une envie ou un besoin de croître et de se développer, la capacité de production de Blackbird doit être à la hauteur des enjeux.

 

Lancer l’aventure au sein de l’agence s’inscrit dans la volonté d’entreprendre du Groupe. « Spontanément, nous voulions créer quelque chose qui nous ressemble, qui s’inscrive dans cet esprit ouvert, où les gens se sentent bien, tout en incarnant notre promesse et la solidité du Groupe ». Le nom de l’agence sonne comme un statut, assume ses racines anglo-saxonnes, et joue sur l’intelligence créative et l’agilité.

Le duo n’en est pas à ses débuts en ce qui concerne les initiatives entrepreneuriales. Après des débuts en agence, chez Publicis puis DDB, Pierre Beffa a monté un restaurant. « C’est une étape qui m’a mis une claque de pragmatisme : après ça, tu ne peux plus faire de la communication comme avant ». Quant à Judith Rivier, elle a fait ses armes chez Ogilvy avant de rejoindre une agence indépendante puis de reprendre les rênes de La Pompadour chez DDB. « On connaît tous les deux l’importance de l’esprit d’équipe, de la cohésion, et de l’interdisciplinarité ».

Des valeurs importantes qu’ils ont tous les deux tenu à insuffler dans leur agence. « Nous nous sommes entourés de gens qui savent à peu près tout faire, et qui le font bien. Il y a très peu de hiérarchie, nous n’avons pas de direction de création, et on fonctionne en mode projet. Le lead peut venir de partout, dans la mesure où les enjeux sont multiples ».

 

« Nous sommes très souvent en lien direct avec les patrons, ou les fondateurs, qui sont les derniers décideurs : ça change pas mal de choses dans l’avancée des projets ». Plutôt que de penser à combien ça coûte, on se pose directement la question de combien ça rapporte. « On ne parle pas que de marque : on parle de business. Ils connaissent leur entreprise par cœur : on n’a pas besoin de faire sans-cesse des allers/retours ».

 

Alors certes, ça bosse dur depuis janvier, mais les efforts paient. « Nous sommes en new business permanent ». Les équipes sont soudées, « à la manière d’une petite famille », et tout le monde s’engage en faveur du développement du projet. « C’est super excitant. Nous travaillons sur des problématiques différentes, dans des secteurs variés… Notre quotidien est différent, nous sommes en émulation permanente ». En ce sens, pas question de se reposer sur ses acquis. « Ce que nous vivons est galvanisant, mais on ne peut pas se permettre de prendre son temps. Le marché change, nous devons être préparés à chaque instant ».

Et pour être toujours prêts, les équipes proposent des solutions sur mesure. « Nous faisons preuve de générosité créative pour challenger les briefs : nous ne répondons pas à un livrable, mais à un objectif créatif ».

 

Pour Judith comme pour Pierre, ce pari sur l’avenir est très stimulant. « Nous travaillons avec des entreprises passionnantes… et passionnées. Elles n’ont rien à envier aux plus grandes boîtes : nous rencontrons des gens qui ont tout donné pour réussir, c’est normal qu’on ait un engagement à la hauteur du leur ».

Inspirant.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.