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Biilink, la marketplace des startups

L'entreprise s’engage à commercialiser gratuitement les produits innovants des startups et ambitionne de devenir leur plate-forme de référence.

Il y a quelques années Stéphanie Wismer Cassin rencontre une femme SDF : cette dernière lui raconte comment elle a tenté de créer son entreprise, sans succès, et sa descente aux enfers depuis. Stéphanie prend alors conscience de la nécessité d’améliorer les choses et d’aider les femmes à entreprendre. Suite à cette rencontre décisive, elle décide de monter Biilink, un réseau pour startups réservé aux femmes. C’était en 2013.

« Je voulais que Biilink puisse être une sorte de catalyseur permettant une accélération de la gestion de projet par le lien et la connexion. Il faut aider à franchir toutes les difficultés, et elles sont nombreuses : le timing très serré entre développement du concept et la levée de fonds, l’atomisation des ressources, l’opacité du marché, l’enclavement local des acteurs, la protection des idées et enfin la commercialisation des produits qui reste au final le vrai enjeu. », souligne Stéphanie Wismer Cassin.

En mai 2015, elle élargit néanmoins la vocation de Biilink à tous. C’est alors devenu une Marketplace collaborative gratuite permettant aux startups du monde entier de se retrouver, se référencer et se faire connaître, s’évaluer et être connectées avec l’ensemble de l’écosystème de la nouvelle économie par la géolocalisation. On y trouve un module de publication d’annonces de recrutement de personnel et de prestataires, des expressions de besoins d’accompagnements, tout en ayant des « liens » vers les autres réseaux sociaux, plateformes de financement et de crowdfunding dédiés aux startups.

« Il s’agit bien d’un projet humaniste. BIILINK est autofinancé par le groupe Jador, spécialisé à Rouen dans les services Telecom et internet aux entreprises que j’ai fondé et développé. Quelques salariés du groupe consacrent une partie de leur temps de travail à Biilink. On a aussi d’autres sources de financement : partenariats, revenus de la plate-forme e-commerce de la Marketplace, commissions sur les ventes réalisées, même si les startups nous reversent ce qu’elles veulent comme commission sur les ventes. », déclare Stéphanie Wismer Cassin.

En trois ans, Biilink a vu passer plus de 5 000 startups dans 83 pays (dont Chine, Australie, Etats-Unis, Israël, Sénégal, Allemagne, etc.) et a accompagné concrètement 1 000 projets. Tout récemment, début octobre, le réseau a démarré la création du premier service mondial de e-commerce dédié à la nouvelle économie.

« Nous avons eu des retours très positifs avec cette dernière initiative qui consiste à ne demander aucune commission sur les ventes aux startups qui démarrent. Elles peuvent choisir de garder tous les revenus pour elles, sans reverser de commission à Biilink, c’est ma façon de les aider à commercialiser leur produit et à se développer. Je suis confiante dans leur fair-play. Dès qu’elles le peuvent elles nous reversent une commission "équitable". », explique-t-elle. 

L’équipe Biilink est très réduite : c’est une startup au service d’autres startups avec un chef projet, deux développeurs, un chargé de communication/marketing, un community manager et Stéphanie Wismer Cassin qui doit en même temps assurer la direction du groupe Jador. Une levée de fonds est en cours auprès de Jean-Louis Jouvel, Michael Modugno et Romuald Uzan, les dirigeants du  Groupe PGS. Le montant est confidentiel. 

Biilink est autofinancé en grande partie par Jador et jouit de toute l’infrastructure du groupe. La startup est également abritée par le Groupe. En janvier prochain, Biilink lance un grand concours pour récompenser « la meilleure startup française ». Le jury est en cours de formation et la dotation sera, entre autres, de 20 000 euros.

 

« L’aboutissement de tout ce projet serait qu’on devienne la plate-forme de référence pour les startups du monde entier qui lancent leurs produits et qu’on puisse les accompagner encore plus efficacement dans le temps avec des services adaptés à leurs besoins lors de leur phase de commercialisation, leur apporter les outils marketing efficaces, au-delà de la plate-forme de e-commerce », conclue Stéphanie Wismer Cassin.

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