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Hyundai

Voiture : lieu de vie, I.A… Ce qui nous attend

Valtech
Le 5 oct. 2017

En 2017, c’est un hall entier du CES qui est consacré aux constructeurs automobiles. Sur les stands ultra-futuristes rivalisant en ambition avec les plus grands salons automobiles, on trouve, au-delà des prototypes, des visions plus ou moins fantasmées du rôle de la voiture dans un monde où il n’est plus nécessaire de conduire.

La voiture autonome n’est plus un mythe, c’est aujourd’hui une réalité. Nous devrions voir les premiers modèles semi-autonomes sur nos routes dès l’année prochaine sur des trajets simples (type autoroute). Au prochain CES, on attend ainsi impatiemment la EMotion, le prototype d’Henry Fisker censé concurrencer Tesla.

Il faudra attendre 2020 pour voir des voitures gérer des parcours plus compliqués, et 2022 pour enfin accéder à l’autonomie totale.

Nous devrons alors trouver une réponse à une question qui anime depuis toujours tous les discours publicitaires automobiles : qu’adviendra-il du plaisir de conduire ?

La course à la voiture autonome

Très présents sur l’ensemble de l’événement, les Français ne sont pas en reste dans l’automobile, comme en témoigne l’intervention efficace du patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Il présente l’IDS, l’avenir de la Nissan Leaf – aujourd’hui la voiture électrique la plus vendue dans le monde – prochainement disponible en autonomie partielle. Le président marque également les esprits en annonçant un partenariat avec la NASA pour challenger les limites de l’intelligence artificielle en matière d’autonomie.

Cependant tous les constructeurs ne font pas le pari de la voiture autonome. Sur son stand, Toyota présente le Concept-i, qui pourrait être commercialisé en 2030. Le design est soigné avec des portes en verre, des roues intégrées au corps de la voiture, un intérieur hyper-lumineux et… un volant. Au modèle autonome, la marque préfère le machine-learning avec un système qui s’adapte aux habitudes du pilote. S’agit-il d’un parti pris assumé ou du témoignage de la faiblesse des japonais sur la partie software ? La présence d’acteurs comme Dena, pure-player nippon concentré sur la brique software de l’autonomie, pourrait contredire cette hypothèse Encore que pour l’instant, c’est Renault-Nissan qui s’en affiche fièrement partenaire…

La voiture, extension intégrée du lieu de vie

Hyundai fait partie de ces marques qui nous projettent dans un monde de science-fiction. Le constructeur coréen propose de faire de la voiture une extension de la maison, qui s’emboiterait littéralement dans cette dernière et deviendrait la prolongation du foyer, lui servant accessoirement de générateur de secours. L’idée, précise Hak Su Ha, grand patron du design chez Hyundai, est « de fusionner la voiture et l’environnement familial ou professionnel de manière à proposer une expérience utilisateur ininterrompue et sans couture, où que l’on soit. »

Cette digitalisation de la voiture, tous les constructeurs semblent y croire et proposent d’ores-et-déjà des solutions pour rendre cette dernière « intelligente », c’est à dire capable d’interagir avec le conducteur ainsi que d’autres objets – notamment dans la maison. Le lien entre automobile et domotique paraît ainsi évident sur les stands des constructeurs, et on comprend que c’est là que va se jouer la prochaine rixe technologique. La première manche est déjà entamée, et son nom hante les allées du CES, murmuré par certains et scandé hystériquement par d’autres : Alexa, l’assistant vocal d’Amazon (via le device Echo), vole la vedette à Cortana de Microsoft ou à l’assistant de Google. Alexa est sur toutes les lèvres.

Sur les stands de Ford et de Volkswagen, on se targue de l’avoir implémentée sur des modèles très prochainement disponibles : les propriétaires d’un appareil Amazon Echo pourront alors contrôler leur voiture depuis leur maison et vice versa. Le but, ici aussi, est d’assouplir au maximum la transition entre le véhicule et son environnement.

NVidia, champion improbable de l’industrie automobile

Le keynote du taïwanais Jen-Hsun Huang, patron de Nvidia, est l’un des moments forts de ce CES. On était en droit d’attendre de Nvidia une annonce dans l’univers des jeux vidéos, l’entreprise étant à l’origine un constructeur de carte graphique.

C’est pourtant sur le domaine de l’Intelligence Artificielle que la marque a investi, en présentant pour la toute première fois un prototype baptisé Xavier. Il s’agit d’une carte intégrant tous les composants indispensables au fonctionnement d’une voiture 100% autonome.

Pour en faire la démonstration, Nvidia présente la BB8, sa propre voiture, ainsi qu’une Audi Q7 équipée du même tandem hardware/software. Un show impressionnant où la voiture n’a plus besoin de l’humain et sait gérer les situations les plus complexes !

 

 

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