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Clickbait, l’actu version putaclic

south park clickbait
Introduction
Décriés, honnis, conspués, traqués… Les sites racoleurs ont désormais leur maître : Clickbait réunit le meilleur du pire d’internet. N’en déplaise à Facebook.

« Ce site va vous étonner pour 10 raisons, la troisième est juste incroyable ! »

Putaclics pour les uns, clickbaits pour les plus aguerris, les articles aux titres racoleurs font l’objet de bataille de bon nombre de Robin des Bois du net – Facebook en tête, cherchez l’erreur.

Avec la déferlante Fake News, nul n’a été épargné : sites de buzz ou médias plus traditionnels, il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de publier un article, la police du titre veillant au grain.

 

Le fondateur de Presse-citron, Eric Dupin, a décidé de rendre hommage (ou de pointer du doigt, on ne sait pas très bien…) le pire du genre au sein d’un site dédié. Sobrement baptisé « Clickbait », le site est collaboratif et permet à tout un chacun de partager les titres les plus racoleurs trouvés sur la toile – mais aussi de commenter et voter pour ceux des autres.

clickbaits

Triés par catégories – Economie, Media, People, Politique, Sports, Tech -, les articles viennent d’horizons très divers : d’AlloCine (« Dark Vador aurait pu apparaître dans Les Gardiens de la Galaxie »), à Le Point (« John Kennedy est-il mort à cause de ses douleurs au dos ? ») en passant par Valeurs Actuelles (« 26 000 euros pour trois mois : la note salée de maquillage d’Emmanuel Macron ») et le HuffingtonPost (« France – Pays-Bas : ce panneau publicitaire de Volkswagen a choqué les cyclistes (mais pas que) »), tout le monde est servi.

 

Pour certains, il s’agit d’un vrai choix éditorial – à l’instar de Demotivateur, qui a mis en place une stratégie puissante basée sur les données. Le site se présente comme « un média de partage », dans une volonté de proposer des articles qui « surperforment », comme nous l’expliquait Romain Achard, Directeur de la régie de Demotivateur. Le principe est toutefois à manier avec des baguettes : si une audience est habituée à ce type de ton, elle jouera aisément le jeu.

En revanche, un dérapage chez un média plus « conventionnel » peut vite tourner au vinaigre, et à l’heure du journalisme 2.0, les médias sont exposés au courroux des lecteurs comme jamais. Mais comme le précise Eric Dupin, l’initiative n’a rien de « méchant » : elle a même le mérite de montrer que nul n’est à l’abri de l’appel du clic – l’audience restant une arme de choix dans la bataille des médias.

 

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