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Oubliez les tatouages, passez aux LED

Le 17 nov. 2015

Le dernier extrême en matière de modification corporelle ? Les LED incrustées directement sous la peau…

Le collectif de biohackers Grindhouse Wetware, tout droit venu de Pittsburgh, n’en est pas à son premier coup d’essai en termes d’ « innovation corporelle ». Les membres cherchent à « améliorer l’être humain en utilisant une technologie sûre, abordable et en open source ». Tenez-vous le pour dit.

Leur dernière innovation ? Un implant lumineux, le Northstar V1, qui fait à peu près la taille d’une pièce de 2€, destiné à se retrouver sous votre peau.

Digne successeur du Circadia, un implant autrement plus conséquent, il est décrit par le co-fondateur de Grindhouse Wetware comme un petit bijou de technologie. « Nous en avons produit toute une série pour que d’autres personnes puissent les tester », explique Tim Cannon. Pour allumer l’implant, il suffit d’avoir un aimant à disposition : il permet d’activer les LED, qui s’éteignent au bout de 10 secondes. 

 

 

A quoi ça sert ? Shawn Sarver, qui travaille dans l’équipe de développement, explique qu’un tel implant était plébiscité par les membres de la communauté des biohackers. « Ils nous ont contactés car ils voulaient pouvoir illuminer leurs tatouages. C’est comme ça que nous créons nos implants : nous laissons la communauté nous inspirer », a-t-il confié à Motherboard.

Tim Cannon et Shawn Sarver ont servi de cobaye lors de la Cyborg Fair de Düsseldorf. « Tout le monde est emballé par la taille de Northstar V1, car l’ancien implant avait la taille d’un paquet de cigarettes. Mais il est toujours trop gros ». Guidé par un idéal de fusion entre l’homme et la machine, Tim Cannon veut ainsi faire de la science-fiction une réalité. « Pour y parvenir, il faut que nous puissions avoir des données sur dix ans. Nous ne sommes pas des chercheurs : tout est question de passion et de données scientifiques ». A terme, l’objectif est de permettre à ce type d’implants de récolter des données biométriques : pression sanguine, glycémie… « Je ne peux pas vraiment me fier à mon cerveau, mais je peux me fier aux données que mon corps produit », explique Tim Cannon. « Aujourd’hui les gens pensent que nous proposons des produits de niche, mais une fois que l’on aura réussi à développer un implant cardiaque abordable capable de détecter une attaque avant qu’elle n’ait lieu, tout le monde voudra nos gadgets ». D’ici là, Tim Cannon voudrait transformer la main en télécommande : la puce devrait pouvoir reconnaître un mouvement et interagir avec un smartphone via Bluetooth.

Puisque ces opérations ne sont pas approuvées par le corps médical, ce sont des pierceurs et des tatoueurs expérimentés qui se prêtent à l’expérience. Intéressés ? L’implant devrait être disponible à la vente l’année prochaine. 

 

  

 

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