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un homme tient un drone devant lui

Méga impressionnant ! Découvrez les courses de drones de compétition avec notre champion Dunkan Bossion

Le 28 sept. 2018

Alors que la discipline est née il y a trois ans à peine, la course de drone compétitive commence à voir émerger ses premiers champions professionnels. Dunkan Bossion est l’unique pilote français qui fait partie de cette catégorie. Il nous raconte sa vie de compétiteur. 

Depuis trois ans, les passionnés de vitesse suivent les championnats de la DRL pour Drone Racing League. Cette organisation professionnelle organise des courses de drones spectaculaires qui sont diffusées dans 75 pays. Filant à 150 km, les machines volantes doivent passer dans une dizaine de portes, le long d’un parcours en trois dimensions. Aux commandes, les pilotes sont équipés de lunettes de réalité virtuelle qui transmettent les images captées par une caméra installée à l’avant de la machine. 

Comme pour le sport automobile, le Grand Prix se déroule sur plusieurs circuits à travers le monde et réunit 17 pilotes professionnels. Ces derniers peuvent gagner des prix encore modestes de 100 000 dollars pour le vainqueur. On est encore loin des salaires de la F1 ou bien même du eSport. Cependant, une vingtaine de pilotes à travers le monde commencent à vivre de ce sport. En Europe, ils ne sont que quatre ou cinq dont un Français ; Dukan Bossion, qui a remporté le titre de Champion du Monde en 2016. 

 

Comment êtes-vous entré dans la discipline ?
Dunkan Bossion : Je pratique l’aéromodélisme depuis mes trois ans. C’est une passion que mon père et mon frère m’ont transmis. J’ai été champion du monde d’hélicoptère télécommandé puis champion d’Europe d’avion. Au final, quand les drones sont arrivés, je me suis placé sur ce créneau et j’ai commencé la compétition il y a trois ans. 

En quoi consistent les épreuves et comment vous vous y préparez ?
D. B. : Il faut imaginer une course de Formule 1 dont le circuit serait en trois dimensions. Il faut passer des portes horizontales et verticales ce qui nous fait faire des piqués, des loopings et des virages serrés. Cependant comme la plupart des compétitions se déroulent dans des stades avec des obstacles montés pour l’occasion. On ne peut pas vraiment s’entraîner sur ces parcours. Donc, la plupart du temps, on effectue des sessions d’entraînement dans des forêts pour simuler des obstacles. 

Vous vous entraînez tous les jours ?
D. B. : Non c’est une discipline trop difficile pour faire un entraînement quotidien. En général, je fais des séances d’entraînement intensives de 20 jours avant de commencer une compétition. Après la course, je ne touche plus un drone pendant un mois. 

Quelle est la difficulté principale ?
D. B. : C’est un sport qui n’est pas physique mais qui demande un effort de concentration très intense. En général, un cerveau peut se concentrer sur une tache pendant 5 à 12 minutes en fonction de l’effort. Nous on s’entraîne pendant une heure et demi et c’est épuisant mentalement. La moindre erreur d’inattention est fatale quand on vole à 150 km/h. Si on rate une porte ou qu’on accroche le drone d’un autre pilote, la machine se casse et il faut la réparer. 

 

Est-ce que votre matériel a évolué depuis les débuts de la compétition ?
D. B. : Il n’y a pas eu de grandes révolutions mais plutôt tout un tas d’améliorations techniques. Dans les premières compétitions les retours vidéo n’étaient pas très bons. On privilégie toujours la vitesse de l’image à sa qualité, pour éviter les temps de latence. Depuis, il y a eu beaucoup de progrès sur cet aspect. Même si on n’a toujours pas de vidéo haute définition, c’est quand même plus confortable. Les drones aussi ont changé. Ils vont plus vite et ont une portée plus lointaine. Après, on ne peut pas vraiment changer notre matériel puisque les drones sont fournis par la DRL pour éviter la triche.

Pourquoi y a-t-il aussi peu de pilote français ?
D. B. : On a raté le coche selon moi. Il faut savoir que c’est le Français d’Airgonay qui ont inventé le concept de course en FPV il y a 4 ans. Mais on est pas très bon pour professionnaliser ce type de sport et on manque de moyens. 

Quelles sont les épreuves qui vous attendent dans les mois prochains ?
D. B. : On vient de finir la saison avec une épreuve en juin à Nice et à Munich en aout. On va se préparer pour la prochaine saison avec une course dans la ville de Jeddah en Arabie Saoudite qui aura lieu en novembre prochain. 

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