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Le métavers : ça intéresse tout le monde, sauf les consommateurs

Tout le monde parle du métavers. Admettons. Mais entre ceux qui n’y comprennent rien et ceux qui s'en foutent... Difficile de se projeter. C'est le résultat d’une étude du cabinet Censuswide.

Quoi, vous n'avez pas acheté de château ou de baskets de luxe dans le métavers ? Rassurez-vous : a priori, vous n’êtes pas le ou la seule. Comme son nom l'indique, ce méta-univers est un monde totalement fictif et virtuel. Les marques se sont engouffrées dans ce nouvel Eldorado perçu pour elles comme un espace de vente infini. Pourtant, les consommateurs sont perplexes. C’est ce que révèle une étude récente menée par Censuswide pour Productsup, menée auprès de 5 698 consommateurs âgés de 16 ans et plus en Europe et aux États-Unis. Elle pointe du doigt l’incompréhension du grand public qui semble plutôt attendre du Web 3.0. un complément d’expérience de la vie IRL.

Incompréhensions réelles, attentes irréelles

Selon Censuswide, la compréhension du métavers par le public est floue. 27 % des interrogés s’attendent à une expérience similaire à celle du monde physique. Pour 26 % d’entre eux, il s'agit d'un assistant virtuel super performant qui afficherait davantage d’informations sur les produits. Pour un quart d’entre eux, il permet plus de personnalisation et des transactions plus rapides. De plus, 44 % des consommateurs seraient prêts à acheter un produit dans le métavers si ce dernier offrait des expériences similaires à la vie réelle. Comme utiliser, par exemple, des lunettes de réalité augmentée pour visualiser des produits virtuels IRL. Les Espagnols ont été les plus enthousiastes à répondre à cette question avec 67 % ; 33 % pour les Danois et les Britanniques.

La Gen Z plus curieuse

L'intérêt porté au métavers est aussi marqué par le fossé de l’âge. La Gen Z née dans les écrans est deux fois plus susceptible d’y réaliser un achat en comparaison à leurs aînés de plus de 55 ans, probablement largués sur la route de ce nouveau terrain virtuel par rapport aux plus jeunes.

Cette étude confirme les résultats de la banque Piper Sandler (dont nous avions parlé fin avril 2022). Sur les 7 100 jeunes alors interrogés aux États-Unis, moins de la moitié s’était dite prête à acquérir du matériel de réalité virtuelle. D’autant que selon une autre étude de Morning Consult, seuls 50 % des jeunes s’étaient dits intéressés par le métavers de Mark Zuckerberg.

Bref, le Web 2.0 a encore de beaux jours devant lui.

commentaires

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  1. Anonyme dit :

    on a surtout plus important à résoudre, vivre et transmettre. Des pentes savonneuses de consommation voilà tout ce que les métavers vont être, les réseaux sociaux sont déjà moins attractifs à cause la pub et des algorithmes, tout passe tout lasse...

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