voitures de police volantes

Excès de vitesse, surveillance : quand la police se met à la tech

Le 22 févr. 2018

Quand la police se met à utiliser les nouvelles technologies, cela promet de faciliter les arrestations. Une nouvelle tactique du gendarme ?

Bien observer sans se faire remarquer. Le leitmotiv prêté à la maréchaussée par les humoristes pourrait être d’autant plus d’actualité grâce aux progrès technologiques en matière de véhicules autonomes.

La voiture de police sans conducteur

Ford a imaginé un concept de voiture de police sans chauffeur dont l’unique dessein est d’intercepter puis arrêter les contrevenants sur la route.

Le constructeur automobile a déposé un brevet (.pdf) dont le principe est simple. Plusieurs capteurs (disons des radars) sont disposés le long d’une route. Ces derniers peuvent traquer le comportement d’un véhicule et ainsi repérer s’il commet une infraction. Dans ce cas, l’information sera automatiquement transmise à une voiture de police autonome présente dans les environs.

C’est ensuite à elle d’agir pour procéder à l’arrestation. Voire poussons le raisonnement plus loin, interagir directement avec la voiture autonome du contrevenant et la stopper immédiatement… Il ne s’agit pour le moment que d’un brevet déposé auprès des autorités américaines mais les possibilités sont vastes. Tout comme l’imagination.
L’objectif pour les forces de l’ordre serait de pouvoir automatiser ce type d’interventions chronophages, couteuses en ressources humaines et parfois dangereuses (lors d’arrestations à grande vitesse). L’idée est également de pouvoir réagir plus rapidement lorsque des conducteurs adoptent des comportements très dangereux au volant.

le dessin d'un brevet de voiture de police sans chauffeur

Toujours est-il que ce type de projet est amener à se développer dans la mesure où les voitures autonomes vont devenir une réalité tangible. Si elles sont amenées à se démocratiser, les forces de l’ordre, tout comme les réseaux logistiques et routiers, devront s’adapter à ces nouvelles façons de se déplacer. Nul doute que la police trouvera sa place dans cet ensemble autonome.

Des lunettes connectées pour identifier les suspects

En Chine, les forces de l'ordre ne passent pas à côté des nouvelles technologies. La ville de Zhengzhou a ainsi équipé une partie de ses policiers de lunettes connectées dotées de dispositifs de reconnaissance faciale.

Ces dernières servent à identifier les visages des passants et à reconnaître si une personne est recherchée. Selon des informations issues des médias d'Etat autorisés, 26 contrevenants auraient été arrêtés pour des faits d'utilisation de faux papiers d'identité.

en chine la police utilise des lunettes connectees

Les policiers peuvent donc prendre des clichés à la volée de personnes croisées dans la rue puis les faire correspondre avec des bases de données d'identité. Un représentant de police peut ainsi obtenir en temps réel l'identité d'une personne ainsi que son adresse.

L'apport peut être réel pour les forces de l'ordre mais les abus éventuels sont évidents. Le système peut en effet servir à la traque d'opposants politiques ou à réaliser des arrestations arbitraires.

Les drones : des vigies pas pirates

Les drones sont en passe de devenir de véritables yeux de surveillance pour les forces de l'ordre. Ils sont d'ores et déjà en mesure de réaliser des patrouilles et de suivre une véhicule ou n'importe quelle personne dans la ville.

Ils peuvent tout aussi livrer aux policiers de précieuses informations sur les équipes terrestres et leur fournir des données en temps réel (localisation, identité d'une personne).

Là encore, l'objectif est de pouvoir agir ou réagir plus rapidement en cas d'infraction. Les drones peuvent également être utiles pour recueillir des preuves lors de violences en vue d'être présentées par la suite devant les tribunaux.

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