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fondation sigfox

Réjouissant : l'IoT au service du bien commun

Le 18 janv. 2017

La fondation Sigfox n’a qu’un an, mais de supers projets : bons pour l'environnement et les hommes, bons pour l'innovation et la recherche..., et pour le moral aussi !

Sauver les rhinocéros du braconnage au Zimbabwe, la calotte glacière du réchauffement climatique, les pêcheurs indonésiens des dangers de l’océan Indien… à moins d'un an, la fondation Sigfox ne manque pas de souffle.
 

Nous sommes partis avec l’envie de donner du sens à nos actions. En matière de données, on entend essentiellement parler des problèmes : la sécurité, la privacy… Mais il existe aussi des choses extraordinaires à faire sur le terrain.

Marion Moreau, directrice de la fondation Sigfox

Créée en 2010, la start-up Sigfox a développé une technologie radio UNB (Ultra Narrow Band) qui permet aux machines d’échanger de petites quantités de données sur de longues distances en déployant un minimum de ressources.

Mais là où la plupart ne voient qu’un froid maillage d’antennes et de capteurs, les deux fondateurs de Sigfox, Christophe Fourtet et Ludovic Le Moan, annoncent une formidable révolution. Et ils le démontrent.

Car non, l’Internet des objets, ce n’est pas que des histoires de brosses à dents ou de réfrigérateurs connectés.

« Aujourd’hui, on sait faire des mesures pour prédire des séismes, des tsunamis, détecter des incendies… mais il reste énormément de barrières pour densifier des réseaux de capteurs à grande échelle : ils coûtent cher à l’unité, n’ont pas une grande autonomie d’énergie, et ils doivent être connectés aux réseaux satellitaires. » Autant de problèmes que Sigfox et ses partenaires peuvent résoudre. « Nous avons voulu nous engager sur des causes perdues, là où il y a un enjeu de géographie, de météo extrêmes et de superficies très larges, parce que c’est là que l’on est les meilleurs, et que nous allons délivrer un réel impact. » Comme c’est le cas en Antarctique.

Un quart d’heure. C’est le temps qu’il aura fallu à Sigfox et à son partenaire Sensoluse pour convaincre le gouvernement belge qu’ils pouvaient aider à mieux sécuriser les missions des 45 chercheurs de leur station Princesse-Élisabeth. Et deux antennes et quelques capteurs auront suffi pour prouver le potentiel du dispositif. « Nous leur avons dit de jouer avec sur les sujets qui leur paraissaient les plus utiles. Ce sont des hommes et des femmes qui se déplacent beaucoup et toujours dans des conditions extrêmes : on ne sait jamais où ils sont, ni comment ils vont. Par ailleurs, ils luttent sans cesse contre les vents qui recouvrent de neige leurs équipements, et ils perdent des heures à les chercher. Cela n’a l’air de rien, mais ces quelques capteurs ont permis une énorme simplification de leur boulot. » Après la sécurité des hommes, la fondation veut s’intéresser à la partie scientifique du projet en mesurant les déplacements et la fonte de la calotte glacière. À ce stade, toutes les observations sont réalisées depuis le ciel, via des satellites. S’il ne s’agit pas de se substituer à ces technologies, pouvoir les coupler avec des data produites depuis le sol enrichira considérablement la connaissance que nous avons du phénomène.

Deux autres missions sont en cours : en Indonésie, pour résoudre les problèmes de sécurité en mer, au Zimbabwe, pour lutter contre le braconnage des rhinocéros.

Des causes nobles donc, mais qui ont d’autres vertus : fédérer les équipes et pousser l’innovation.

« La fondation nous permet de tester des choses sur le terrain en y apportant tout ce que l’on sait faire de mieux avec nos partenaires, c’est formidable. Cela devient un driver de l’innovation hyperintéressant. Beaucoup d’entreprises n’appréhendent pas cette dimension inhérente à ce type de projets. »

Sigfox veut ouvrir le cercle et cherche des parrains, des mécènes, des partenaires – artistes, chercheurs, entrepreneurs, ONG… À bon entendeur !

 


Cet article est paru dans le numéro 9 de la revue de L’ADN : Les nouveaux explorateurs. Votre exemplaire à commander ici.


 

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