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New-York s’attaque aux tickets bots

La guerre des Bots aura bien lieu : l’Etat de New-York criminalise la pratique des « tickets bots » , ces programmes informatiques qui achètent en ligne des places de concerts et spéculent sur leur revente en fonction de la demande.

Un projet de loi a été adopté le 20 juin 2016 par l’Etat de New-York et vise à renforcer ou créer de nouvelles sanctions pénales pour les courtiers utilisant des « tickets bots ».

« La pratique initiée par ces robots automatisés a un impact très négatif sur les fans de manifestations culturelles. Ces robots achètent massivement des places de spectacles (concerts, comédies musicales, compétitions de sport…) et les revendent sur des plateformes d’échanges légales, à des prix que peu de New-Yorkais peuvent se permettre de payer. En criminalisant cette infraction, nous espérons décourager les courtiers à l’origine de cette tactique », déclare Carl E. Heastie, membre de l’Assemblée de l’Etat de New-York.

En janvier, Eric T. Schneiderman, procureur général de New-York a dévoilé un rapport d’enquête menée pendant 3 ans, intitulé « Pourquoi les New-Yorkais ne peuvent-ils pas acheter de billets ? ». Ce rapport révèle, par exemple, que grâce à ces programmes, des courtiers sont parvenus en une minute, à racheter 1 000 places de concert de U2 avec le nom d’un seul client, alors que la billetterie limite les ventes à 4 places par client.

Le réalisateur de la comédie musicale « Hamilton », Lin-Manuel Miranda déclarait dans une tribune publiée dans The New-York Times, que les bots étaient en train de « tuer Brodway » à cause de leurs pratiques illégales qui provoquent une hausse excessive des prix. « Les courtiers qui achètent des billets en utilisant ces robots automatisés augmentent sensiblement les prix de revente, parfois près de 1 000% ce qui leur permet de gagner des bénéfices démesurés ».

Face à cette situation, les autorités New-Yorkaises prévoient des sanctions pour pénaliser les courtiers ayant recours à ces logiciels : des amendes pouvant atteindre 1 000 dollars, ou la moitié des bénéfices réalisés, ou encore un an d’emprisonnement.

 

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