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Une jungle urbaine pour purifier l’air en Chine

Le 28 févr. 2017

Connu pour ses gratte-ciels couverts de végétation en cascade, l’architecte Stefano Boeri projette de créer de nouvelles tours vertes dans les plus grandes agglomérations chinoises. Barrières naturelles contre la pollution et ses particules nocives, ses immeubles sont les garants d’un avenir hybride : urbain et luxuriant.

Il n’en est pas à son premier essai. L’architecte italien Stefano Boeri a déjà réalisé le Bosco Verticale de Milan, un complexe de deux tours de 100 mètres de haut qui revêtent près d’un hectare de verdure. Achevées en 2014, les deux tours ont fait naître un écosystème d’environ 2 000 plantes, lesquelles survivent grâce à un procédé d’irrigation autonome. Entre les masques anti-pollution en passe de devenir de véritables accessoires de mode, le développement du biomimétisme et la course à l’économie durable, l’avènement de l’architecture techno-écolo a du sens. Cette année, Stefano Boeri s’attaque à Nanjing, une ville située dans la province du Jiangsu, où il prévoit la construction de deux tours végétales (de 200 et 108 mètres de hauteur) dès 2018. Le complexe sera composé de 23 espèces d’arbres et de plus de 2 500 arbustes en cascade et devrait accueillir des bureaux, un hôtel de luxe de 247 chambres, un musée, et même une école d’architecture verte.

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Mais ses ambitions pour la Chine sont bien plus colossales. Dans un pays où le nombre de cancers dus à la pollution ne cesse d’augmenter, ce sont plutôt des villes-forêts qu’il entend créer : "D'ici 2020, nous pourrions imaginer avoir la première ville forestière en Chine." déclarait l’architecte au Guardian. Ce dernier décrit son projet de forêt urbaine comme une véritable greffe de peau : une intervention ciblée visant à renouveler une zone sclérosée par un excès de pollution.

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"C'est positif car la présence d'un si grand nombre de plantes, d'arbres et d'arbustes contribue au nettoyage de l'air, à absorber le CO2 et à produire de l'oxygène."

Stefano Boeri

Mais pour décontaminer les plus grandes agglomérations chinoises, il faudra aller plus loin, l’objectif étant de créer plusieurs mini-villes durables qui pourraient mener l’Empire du Milieu à adopter une ligne de conduite plus verte. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’idée n’est pas de s’attaquer tout de suite aux mégapoles de plus de 10 millions d’habitants, mais bien d’ouvrir la voie en commençant par les villes de 100 000 habitants ou moins. "Ce qui est spectaculaire, c’est la nature, c’est l'idée d'avoir un bâtiment qui change de couleur à chaque saison. Les plantes et les arbres grandissent et changent complètement." concluait Stefano Boeri.

En 2017 et plus loin encore, green is (définitivement) the new black.

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